A IV
Départements. — Confusion fréquente du culte décadaire et de là théophilanthropie. — D’une façon générale, on peut dire (pie dans les départements la théophilanthropie eut moins à souffrir de l’établissement du culte décadaire que dans la capitale. Quand les patriotes étaient nombreux et unis, et en possession des fonctions publiques, ils firent souvent du culte décadaire un complément de la théophilantbropie et les mêlèrent l’un à l’autre dans les mêmes cérémonies. Le cas se présenta dans l 1 onne où les sociétés de théophilanthropes étaient particulièrement vivantes et agissantes.
A Auxerre, la municipalité faisait exécuter les hymmes du Recueil de Chemin, les jours de fêles nationales ou décadaires. Pour la lête du 2 pluviôse an N II, elle arrêta le programme suivant' :
« i° Hymne à la Patrie par un chœur de coryphées ; — 20 hymne n° 5 du premier Recueil (sic) contenant une invocation à l’Etre suprême2 ; — 3” discours analogue a la fêle par le président de l’administration centrale; — /|° lecture du procès-verbal par le secrétaire ; - - 5 serment de haine à la royauté et à l’anarchie par le président et les fonctionnaires et au même instant salve d artillerie; — 6° l’un des professeurs de l’Ecole centrale prononce des imprécations contre des parjures ; y0 hymne de l’Indépendance, de François de Neufehàteau