Annales rie la ReUrjion, t. X, p
2. Arcli. nat.. AF,V i32(). Rapport général du Bureau central au ministre de la police en date du 28 brumaire au lit.
attitude des philosophes
le maintien des institutions républicaines, dénoncèrent les progrès du fanatisme.
Maintien du culte décadaire par les administrations locales. — Dans plusieurs départements, les administrations centrales ordonnaient à nouveau la célébration des décadis cl la stricte observation des lois antérieures sur les institutions républicaines. Dès le !\ frimaire, l’administration centrale d’Eure-et Loir faisait afficher en placard et lire dans les temples décadaires cette proclamation énergique : « ... Ils vous trompent, ceux qui vous disent que les lois sur les institutions républicaines, sur la célébration des fêtes décadaires cl nationales, sur les nouveaux poids et mesures, sur la perception de la taxe d’entretien des routes, doivent cesser de recevoir leur exécution.
« Ils vous trompent, ceux qui cherchent à vous persuader, à vous surtout habitants des campagnes, qu’on peut relever les signes extérieur des cultes, que le son des cloches peut se faire entendre...
« C’est en Vain que le royalisme, qu’aucune faction voudrait s’emparer de la grande journée du 18 brumaire : elle appartient tout entière à la République, elle n’a pour but que de la consolider, de la rendre florissante et inébranlable, en l’asseyant sur la liberté, l'égalité et le système représentatif. Vive la République 1 ! »
L’administration centrale de la Lozère déclarait, dans une proclamation, le 9 frimaire, que les institutions décadaires dureraient autant que la République, dont elles étaient inséparables 2.
Le département du Doubslança une adresse et un arrêté analogues le 9 frimaire3. Dans certaines régions, les municipalités républicaines s’efforcaient de rendre courage aux patriotes et instruisaient le peuple au temple décadaire L