‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 408 sur 519 · POLITIQUE RELIGIEUSE DE BONAPARTE O · texte numérisé non relu

POLITIQUE RELIGIEUSE DE BONAPARTE O

tions du gouvernement à l’égard des prêtres insermentés rentrés ou qui se sont soustraits à la déportation. Ranimez le zèle et la vigilance de ces fonctionnaires. Dites-leur que I intention bien prononcée, bien connue du gouvernement est de maintenir les institutions républicaines, que toutes les lois qui ne sont pas rapportées nominativement doivent être exécutées, que la législation sur les prêtres n’a point été changée, et que ceux-là seuls peuvent exercer le culte qui avaient ce droit avant le 18 brumaire et qui avaient prêté les serments voulus par les lois, qu’une promesse de fidélité à la Constitution a été substituée aux serments qu’ils devaient faire à cette époque, mais que les arrêtés des consuls n’ouvrent point la porte des maisons de détention aux insermentés et ne donnent point aux prêtres insoumis le droit de rentrer, d’exercer et de se soustraire à l’exécution des lois. Salut et fraternité »

Quelques jours après, Lucien Bonaparte faisait placer une statue de Mars dans la chapelle des Invalides, qui était dépouillée à cette occasion de tous les emblèmes religieux qui la décoraient2. Comme s'il ne se souvenait plus de la circulaire du 7 nivôse, le même Lucien Bonaparte secondait Fouché dans son zèle pour le décadi. Il écrivait par exemple au commissaire central de l’Yonne, le 29 ventôse : « Un fonctionnaire public du canton de Tonnerre m’écrit, citoyen, que les ouvriers et cultivateurs vaquent publiquement à leurs travaux les jours de décadi, comme si les lois qui les consacrent au repos étaient rapportées ou cessaient d'exister, et qu’on a vu ces travailleurs jusqu’au nombre de soixante et de quatre-vingts. Il attribue ce désordre, d’abord au bruit répandu par les malveillants que les fêtes décadaires sont supprimées, ensuite à l'inactivité et à l’insouciance des magistrats qui doivent en poursuivre la répression, et des fonctionnaires chargés de constater ces nombreuses contraventions. Je vous invite, citoyen, à surveiller d’une manière encore plus spéciale

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