‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 409 sur 519 · A.rch. nat , F · texte numérisé non relu

A.rch. nat , F

a. D’après les Annales delà religion, t. X. p. 268.

5Ç)8 CHUTE DU CULTE DÉCADAIRE

l'exécution des lois relatives aux institutions républicaines, et quant aux faits dénoncés, à vous assurer de leur exactitude, et s’ils vous paraissent prouvés, vous voudrez bien provoquer, ou me proposer les mesures convenables *. »

Le 5 ventôse, Lucien Bonaparte, accentuant encore son évolution philosophique, écrivait à l’Institut pour lui signaler l’oubli où étaient tombées les pompes funèbres et pour l’inviter à mettre cette question au concours : Quelles sont les cérémonies ci faire pour les funérailles ? et il précisait en ces termes dans quel esprit devait être conçue la réponse : « Les cérémonies funéraires n’étant considérées que relativement à un acte civil, il ne doit y être introduit aucune forme qui appartienne à un culte quelconque1 2 3. » On pouvait donc croire que, loin de songer à supprimer le culte décadaire, le gouvernement était plutôt disposé à le perfectionner.

Désappointement des catholiques. — ■ En présence de ces mesures « philosophiques » auxquelles ils ne s’attendaient guère, les catholiques ne cachèrent pas leur désappointement. Les Annales de la Religion déclarèrent que l’arrêté du 2 pluviôse consacrait « l’amalgame incestueux » des cérémonies religieuses et des farces impies :i et, après de longs gémissements sur le malheur des temps, l’auteur de l’article conclut sur cette tirade: «Ah! la France ne se paganisera pas plus qu’elle ne se calvinisera, qu’elle ne se philanthropisera, qu’elle ne s’athéisera !... »

Les derniers jours du culte décadaire. — Les catholiques n’eurent pas longtemps à s’inquiéter. Bonaparte s’aperçut bientôt que le culte décadaire était moins vivace qu’il ne se l’imaginait peut-être. Alors il cessa de le mé-

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