‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 412 sur 519 · L’Observateur du 25 germinal an VIII · texte numérisé non relu

L’Observateur du 25 germinal an VIII

7. Arch. munie, de Rouen. Registre \ 19, à la date du Ier pluviôse an VIII.

CUITE DI Cl' ETE DECADAIRE

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arrêté, dont l'article II était ainsi conçu: «Aussitôt la publication du présent arrêté, les écriteaux qui ont été placés à l'intérieur de l’édifice ci-devant cathédrale, quel qu’en soit l'objet, seront enlevés et remis au garde-meuble de la municipalité. Les tapisseries, qui existent encore et qui ont servi aux cérémonies civiles, seront rendues à qui de droit, les colonnes en bois, placées dans le même édifice en mémoire de l’assassinat commis sur les ministres français an congrès de Rastadt, seront enlevées avec soin et replacées dans la ditegrancle salle [de l’Hôtel de Ville]...» Il est vrai que Fouché jugea ce changement de local, a au moins intempestif1. »

Dans la plupart des communes rurales, la cérémonie décadaire n’existait plus. En nivôse an VIII, le commissaire municipal de Loudun en indiquait la raison , dans cette lettre au commissaire central de la Vienne :

« Vous savez que nos administrations de canton sont composées de gens de campagne vivant la plupart du travail de leurs mains, tous colons ou petits propriétaires. Lors de la dernière séance, je leur dis qu’ils étaient obligés de venir à l’administration tous les décadis selon le désir de la loi ; tous me répondirent qu'ils aimaient la République et étaient attachés au gouvernement et à la Constitution, mais qu’étant peu fortunés et obligés de gagner la vie à leur famille, ils ne pouvaient faire autant de sacrifices : que leur qualité d’agents leur imposait l’obligation de se rendre à la séance une fois par décade, sans compter les séances extraordinaires, les courses fréquentes qu’ils avaient souvent à faire dans leurs communes pour les différents états qu’ils étaient obligés de fournir, etc... de leur répondis que le décadi étant jour de fête, ils ne pouvaient travailler pendant ce jour sans enfreindre la loi, ils répondirent que c’était pour eux une course de plus qu’ils étaient obligés de faire, de la dépense à l’auberge tant pour eux cjue pour leurs chevaux et cpie cette dépense extraordinaire suffisait pour la nourriture de la famille, qu’enfin, si on voulait les y contraindre, ils donneraient tous leur démission... 2 »

Suppression du culte décadaire. — On comprend dès

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