‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 417 sur 519 · CULTE DL CULTE DÉCAD.Y1HE · texte numérisé non relu

CULTE DL CULTE DÉCAD.Y1HE

fut transporté, « sur un charélevé attelé de quatre chevaux blancs », du Musée des monuments français au temple de Mars aux Invalides. L’après-midi, le ministre de l’intérieur, entouré des autorités, prononça un discours dans le temple de Mars. Le Conservatoire exécuta des symphonies, et le ministre proclama les noms des départements qui avaient le mieux payé leurs contributions et fourni le plus de conscrits aux années. Il n’y eut pas de revue au Champ de Mars comme au i4 juillet, mais seulement des jeux et des « expériences d’aérostation1. »

En l’an IX, Ghaptal, qui avait succédé à Lucien Bonaparte au ministère de l’intérieur, ne se mil guère en frais d’imagination. Au i4 juillet, le gouvernement ne parut pas à la fêle. Il n’y eut aucune cérémonie ni aux Invalides ni au Champ de Mars. Mais en revanche, les Champs- Elysées jusqu’à l’Étoile furent superbement décorés et envahis par une quantité de baraques foraines. A la barrière de l'Etoile, on avait élevé «un grand rocher ouvert, sur la cime duquel était placée une statue de la Renommée célébrant les victoires des armées républicaines2 ». Au milieu du « grand carré » des Champs-Elysées, se dressait un « temple », supporté par une colonnade et décoré de guirlandes. Tout autour étaient disposés des obélisques et des trophées d’armes à la gloire des armées.

La fête du ior vendémiaire an IX fut toute foraine comme celle du i4 juillet, mais Chaptal, à l’exemple de François de Neufchâteau, la fit précéder pendant les jours complémentaires d’une exposition des produits de l’industrie nationale qui eut lieu dans la cour du Louvre.

Conclusion. — Le culte décadaire disparu, la religion révolutionnaire ne mourut pas tout entière. Quinet exagère quand il s’écrie avec amertume : « Fêtes, anniversaires de la Révolution, où sont-ils? Que sont devenus tant de solennités, de jubilés institués par la Convention?

1. Voir différents comptes rendus de la fête dans Àulard, Paris sons le Consulat, I, p. 665 et suiv.

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