‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 418 sur 519 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Il n’en reste aucun vestige. Le peuple 11'a pas gardé une seule des fêtes de 1789 à 1800. Cet immense bouleversement n’a pu déplacer un seul saint de village1... » Sans doute, tout le symbolisme des cultes révolutionnaires est bien passé, mais non l’esprit qui les anima. Pour les républicains du xi\e siècle, la Révolution est restée un idéal à atteindre, une religion ayant scs fervents et ses apôtres. Michelet et Quinet lui-même sont de celte religion là.

Elle comprend tous ceux qui croient que la conciliation est impossible entre l’Eglise et la société moderne, tous ceux qui veulent faire de la démocratie une réalité.

11 n’est pas vrai d’ailleurs, quoi qu’en dise Quinet, que l’œuvre religieuse de la Révolution ait si complètement avorté, qu’elle n’ait rendu aucun service. Les prédications ^ des orateurs décadaires ont répandu, vulgarisé l’incrédulité jusque dans les masses. Les contemporains sont unanimes à constater qu’au moment du Concordat, la plus grande partie de la population des villes était détachée du catholicisme2. Aller à la messe ou à confesse semblait de mauvais ton. Les mariages civils n’étaient pas rares. Bon nombre d’enfants n’avaient pas reçu de baptême ni fait de première communion. Même dans les campagnes, on so passait fort bien de prêtres *. Les cultes révolutionnaires

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