La Révcllière, Mémoires. Il, p
3. D’après Grégoire ( Histoire îles Sortes, I, p. 45a), ccs quatre temples étaient les seuls en activité depuis le 18 brumaire.
4. Le bulletin de police du 16 messidor an VIII décrit une cérémonie théophilanthropique dans ce temple. Arch. nat., F" 8701.
5. D’après V. Pierre (L'église Saint-Thomas d’Aquin pendant la Révolution, 1887, p. (il), les théophilantliropes ne quittèrent Saint- Thomas qu’au début de 1800.
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être les retient, celle de revenir sur leurs pas, ou s’ils pouvaient avoir des locaux dont la forme convint à leur culte et qui fussent entièrement à leur disposition, leurs exercices inspireraient un intérêt aussi louchant que dans l’origine, leurs réunions auraient beaucoup plus le seul caractère qui convient à un culte aussi simple et aussi philosophique, le caractère de réunions de famille, et l’institution y gagnerait sous tous les rapports1... »
Réformes administratives. — Jusque-là, chaque temple avait été administré par un conseil d’administration, où les lecteurs et orateurs ne siégeaient pas. Les administrateurs avaient dans leurs attributions la partie matérielle du culte, les lecteurs et orateurs la partie spirituelle. 11 arriva dans la pratique que les lecteurs et orateurs ne s’entendirent pas toujours avec les administrateurs. Il se produisit des tiraillements, des froissements préjudiciables à la prospérité de l’œuvre. Souvent aussi, les administrateurs étaient « les premiers venus »,des incapables, des gens sans influence. 11 était imprudent de laisser plus longtemps entre des mains aussi inexpérimentées les destinées de l’église, surtout à une heure de crise. Chemin reconnut qu’une erreur avait été commise et, pour la réparer, conseilla de réunir, dans un seul et même corps, les orateurs et les administrateurs, le clergé et le conseil de fabrique de chaque temple2 3. Ainsi fut fait dans plusieurs temples et notamment au temple de la Victoire (Saint-Sulpice).
Règlement du temple de la Victoire. — ■ Le 17 floréal an VIII de la République française, « le quatrième du rétablissement du culte public de la religion naturelle », les lecteurs et administrateurs du temple de la Victoire élaborèrent un curieux règlement divisé en trois parties : le litre I comprenait tout ce qui concernait la composition et les attributions du « conseil de direction et d’administration », le titre II « la direction morale du culte », le litre III « sa partie administrative1 ».