YONNE - LE 30 PRAIRIAL
Directoire « d’avoir opéré la contre-révolution, destitué, proscrit, assassiné ( sic ) tous les amis delà Patrie ». 11 s’éleva en même temps avec énergie contre les calomnies lancées contre les théophilanthropes. Les attaques de Boulay (de la Meurthe) n’étaient pas seulement odieuses, elles étaient maladroites : « Si c est par politique, pai condescendance pour les préjugés du vulgaire, pour rattacher au gouvernement les sectaires de cette autre religion, hien autrement absurde, que l’on calomnie ainsi la théophilanthropie, c’est selon nous une bien fausse politique que celle qui s’appuie sur une base aussi fragile. L expérience n’a-t-elle pas prouvé que l’intolérance de cette autie ieligion (s/c) est incompatible avec le gouvernement républicain, dont le renversement a été constamment le but de ses effortsi. 2... » Benoist-Lamothe consacra l’office du décadi suivant à une longue apologie du culte dont il était le ministre3.
L'Observateur sonna le rappel des républicains, les exhorta à se grouper en sociétés politiques : « Il faut éclairer le peuple, s’écriait il, le prémunir contre des manœuvres perfides. Il faut que les républicains se réunissent, qu’ils aient un centre de ralliement, où ils puissent se communiquer leurs pensées... » L’appel lut entendu. Les patriotes Sénonais formèrent un club et Benoist- Lamothe y prononça, le 23 thermidor, un discours sur les avantages de la République4. Cette attitude énergique en imposa aux catholiques et 1 Observateur put noter avec satisfaction que, malgré le parti que les fanatiques avaient tiré de la virulente sortie de Boulay contre les théophilanthropes, « ils n’avaient pu empêcher les sectateurs de cette douce et consolante religion de célébrer leurs cérémonies comme à l ordinaire. Ils n avaient pu empêcher qu’un bon citoyen ne présentât son entant à
i. L’Observateur du 5 messidor an \ II.
3. [/Observateur publia son sermon dans ses nos des là et 20 rr.es
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