Àrcli. mun. d’Auxerre
VOVNE.
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la disparition de l’autel ». Tenain promit d’abord de faire ce que le maire lui demandait. Mais il revint bientôt, déclarant qu’il ne voulait plus se mêler de cette affaire, parce qu’il était persuadé que scs efforts seraient inutiles. Le maire attendit la réunion que les théophilanthropes devaient tenir le 3o fructidor. Il espérait qu’ils se déci deraientdans cette réunion à prendre « une détermination satisfaisante ». Il n’en fut rien. Les théophilanthropes se montrèrent résolus à maintenir leur autel coûte que coûte. Alors le maire en référa de nouveau au préfet et lui demanda de trancher le débat par un arrêté'.
Arrêté du Préfet. — Le préfet finit par y consentir et, le i5 vendémiaire' an l\, il ordonna aux théophilanthropes de démolir leur autel, « sauf à proposer les moyens qui pourraient concourir à faciliter l’exercice de leur culte1 2 ».
Nouveau conflit. — Les théophilanthropes obéirent, mais le conflit, loin de s’apaiser, s’aggrava. En frimaire an l\, les catholiques, le curé de Saint-Eusèbe en tête, pétitionnèrent au préfet pour se plaindre que les théophilanlbropes profanaient constamment leur autel en l’employant à leurs cérémonies. Le préfet demanda l’avis du maire et l’invita à se concerter avec les administrateurs théophilanthropes pour choisir dans le temple un emplacement, où ils pourraient édifier un autel qui leur serait exclusivement affecté : «Il importe de faire cesser promptement, disait il, l'usage ou l’entreprise (sic) que font les théophilanthropes de l’autel des catholiques, puisque c’est déjà une cause de discorde cl de division. Manifestez pour les uns et les autres une égale sollicitude, à ous ne pouvez trouver de contradiction dans celle mission, puisque les signes apparents du culte catholique doivent être un objet d’éloignement pour les théophilanthropes3... »
Avant même d’y avoir été invité, le maire s’était entre-
1. Lettre du maire au préfet, en date du Ier jour complémentaire an VIII. Arch. mun. d’Auxerre.