‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 469 sur 519 · Arch. mun. d’Auxerre · texte numérisé non relu

Arch. mun. d’Auxerre

3. Benoist-Lamothe à ses concitoyens et particulièrement aux fidèles du culte national ou franc-chrctien ri Sens ; sub finem, en note (Bib. d’Auxerre).

6 g 8 les DERME IIS JOURS de l,.\ THÉ0PI1ILAS l'HROPIE

Il est probable que dans bien des endroits la théophilanthropie eut une fin analogue.

Fin des principaux théophilanthropes. — A Paris, le catéchisme des théophilanthropes, leur instruction élémentaire, comme ils disaient, continua d’être enseigné pendant quelques années dans une école de la rue Saint- Etienne, où Chemin allait donner des leçons de latin Puis le calme vint et l’oubli, un oubli profond. En général, les théophilanthropes survivants n’aimaientpas à rappeler qu’ils avaient joué un rôle dans la dernière des religions révolutionnaires. Repris en dépit d’eux-mêmes dans la vague catholique, qui montait sans cesse autour d’eux, il y eut des théophilanthropes qui se repentirent de leur passé et s’en excusèrent comme d’une erreur de jeunesse. Heureux de leur repentir, les prêtres firent eux-mêmes le silence sur leur cas. Eux non plus, ils ne tenaient pas à évoquer le souvenir de ces temps, où l’église, battue en brèche, perdait son empire sur la société.

Quelques théophilanthropes cependant restèrent fidèles jusqu’au bout à eux-mêmes. Goupil de Pvéfelne, qui ne vit pas la fin de la secte qu’il avait contribué à fonder, s’éteignit au début de l’an IX, sans appeler de prêtre à son chevet. Ses proches livrèrent quand même son cadavre au prêtre réfractaire Pancemont, ex-curé de Saint-Sulpice, qui l’enterra en grande pompe2.

Creuze'-Latouche mourut la même année3, probablement aussi dans l’impénitence finale.

i. Grégoire, Histoire des Sectes, I, p. 454-455.

3. « Pancemont, l’ex-curé de Saint-Sulpice, recevait ces jours derniers, avec la plus grande pompe, le corps de Goulpil-Préfelne, qu’on sait avoir été le premier patriarche des théophilanthropes et n’avoir jamais abjuré ce culte imposteur et Préfelne n’avait donné aucune marque de repentir et de retour à la religion de ses pères. » Ann. de la1' religion, XII, p. o~i.

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