‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 471 sur 519 · GI · texte numérisé non relu

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loge des Trinosophes lui décerner le prix dans un concours qu’elle avait ouvert sur cette question : Quelle a été et quelle pourrait être l'influence de la maçonnerie sur la civilisation' ? 11 était naturel aussi qu’à cette même loge des Trinosophes, où il avait pour collègue l’athée De Lalande, Chemin ait fait dans un grand discours l’éloge de la bienfaisance, de la philanthropie, de la tolérance, qu’il ail réprouvé énergiquement « le fanatisme religieux et le fanatisme politique » et renvoyé dos à dos « ceux qui égorgent au cri de vive le roi ou qui poignardent au nom de la liberté" ».

Caractère médiocre, il ne pouvait que blâmer, faute de les comprendre, ceux qui se jettent corps et âme dans une entreprise, ceux qui se donnent à leur cause, ceux qui font à leurs convictions, à leur parti le sacrifice de leur vie, ceux qui sont capables de grands crimes comme de grandes vertus. 11 n’avait l’étoffe ni d un martyr, ni d’un prophète et 11e sut pas inspirer à ses disciples cette foi enthousiaste qui brave toutes les épreuves et qui fait les religions.

Valentin Ilaüy, dont on aurait pu espérer mieux, n’eut pas une (in autrement héroïque. Après le 18 brumaire, il se mil à flatter Bonaparte, qui lui donnait à faire quelques traductions. Le 11 messidor an \ 1 1 , il eut la laiblesse de dénoncera Idéal une épigramme contre le maître qu’il trouva dans son courrier '. Loin de le récompenser de scs avances, Bonaparte lui enleva la direction des Vveuglcs-

maçon nique, qui dura deux jours, les g et 17 février 1819, el le texte des couplets de Chemin.

1. Le discours, qu’il écrivit sur ce sujet el qui fut couronné est publié au tome 111 de ses Travaux maçonniques.

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