‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 479 sur 519 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

intimes et familières. Une lois ou deux par an, les membres des groupes les plus rapprochés se réunissent dans un banquet, fraternel. La plus grande cordialité règne dans ces relations ». L’Alliance ressemblait par certains côtés à la maçonnerie, dont elle comptait sans doute plusieurs anciens adhérents. « C’est de la francmaçonnerie, disait H. Carie, moins l’ombre et le mystère. »

La libhe conscience. — En 1 865, l’Alliance sortit de la réserve où elle s’était tenue jusque-là. Elle fonda un journal pour propager sa doctrine. Ce journal, qui portait le titre même de l’association, parut d’abord une fois par mois1, puis au bout de dix-huit mois changea de titre, s’appela La Libre Conscience'2 et parut une fois par semaine. H. Carie en était le rédacteur en chef.

La Libre Conscience obtint un certain succès dans le monde républicain. Elle compta parmi ses collaborateurs : Eugène Despois, Eug. Noël, Gustave Gillet, Henri Martin, Hipp. Destrem, Y. Hugo, J. Barni, Isaïe Levaillant, Em. Bosquet, J. Labbé, F. Rocquain, Hipp. Renaud. Elle lutta contre la double opposition des catholiques et des matérialistes, polémiqua d’une part avec Dupanloup, de l’autre avec La Pensée Nouvelle, feuille alliée, où collaborait André Lefèvre. Eug. Despois y publia les meilleurs chapitres de son livre Le Vandalisme révolutionnaire '. Les grands journaux de Paris et des départements s’occupèrent de La Libre Conscience : V Opinion nationale, le Siècle, les Débats, le Journal de Rouen, le Phare de la Loire, le Rationaliste (de Genève), la Discussion, etc. L’Alliance recrutait chaque jour des adhérents nouveaux, « dans des proportions inespérées » s’écriait IL Carie h Elle se donnait maintenant pour la suite de la théophilanthropie. H. Carie réimprimait en 1868 le

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