‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 480 sur 519 · I. V SECONDE THEOl’UILANTHROPIE · texte numérisé non relu

I. V SECONDE THEOl’UILANTHROPIE

mémoire de Chemin Qu est-ce que la théophilanthropie ? ' et l’accompagnait d’un commentaire clogieux, où il faisait pourtant aux théophilanthropcs deux critiques. Il leur reprochait d’avoir donné à « leurs doctrines et à leur société un caractère trop exclusivement intellectuel », et il regrettait ensuite qu’ils « n’aient pas assez insisté sur le développement successif de la religion et de la moralité de l’histoire, sur le progrès religieux qui est la meilleure partie et l’expression la plus élevée du progrès général de la civilisation ».

La seconde théopiiilAlM'uropie. — La guerre de 1870 survint; I' Alliance universelle disparut. Après la guerre la question religieuse, pour un temps, céda le pas, dans l’esprit des républicains, à la préparation de la revanche, mais, en 1880, quand le mouvement anticlérical recommença avec l’arrivée de Jules Ferry au pouvoir, les déistes se retrouvèrent et la théophilanthropie fut un instant ressuscitée par le publiciste Décembre 2 3.

Le comité Décembre. — Aidé de francs maçons comme lui1, Décembre fonda en 1882 un comité central théophilanthropique *, lit paraître, à partir du 1 5 janvier i883, La Fraternité universelle, dirigée par L. de \ ail ières , puis un Umanach de la Fraternité universelle, une Semaine fraternelle et de nombreuses brochures. Les livres de Chemin furent réimprimés en tout ou en partie ; le

1 . Qu’est-ce que la Théophitanlhropie? parChemin, fondateurde celle institution ; Introduction et appréciation par Henri Carlo, rédacteur en chef de La Libre conscience ; prix, 1 franc, Paris, aux bureaux de La Libre conscience, rue Royer-Collard, 2, 1868. in-8 (Bib. nat., Ld ,ss/|2).

2. Plus connu sous le nom de Décembre-Alonnier (Alonnicr est le nom de son beau-frère). Imprimeur et auteur comme Chemin, le premier fondateur de la secte, Décembre a publié entre autres livres un Dictionnaire de la Révolution française (1868), qui n’est pas sans mérite. Il dirige aujourd’hui le journal 1 auqirard-Grenelle.

3. Il figure dans I’ Umanach de la franc-inaçonneric pour 1 880 comme vénérable de la loge de Paris les Zélés philanthropes.

\ Il avait son siège 3 •< ( ’> , rue de Vaugirard, et son président était Louis de Vallières.

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