ÉPILOGUE
giosité. . . . \ ous ne pensez pas à vos frères inférieurs en culture, dont l’esprit se débat vainement au milieu des lisières lliéologiques qui l’ensirrent... » Et il termina naturellement parmi éloquent appel en faveur de la théophilanlhropie, qui était justement le moyen rêvé d’émanciper les foules.
Celte éloquence lui en pure perte. Les hommes, qui dirigeaient alors le parti républicain, n’entendirent pas l’appel des théophilanlhropes. La discorde pénétra dans l'association fondée par Décembre, lors de l’aventure boulangiste, et le comité central se dispersa. La Fraternité universelle avait cessé de paraître en 1888.
Une interview. — Comme je commençais celle élude, j’eus la curiosité de faire connaissance avec le second fondateur de la théophilanthropie. M. Décembre accepta fort aimablement de me fixer un rendez-vous, et, le 5 septembre igoo, il me reçut au bureau de son journal, 83, rue de l’Àmiral-Roussin. Je dois dire que je n’ai pas trouvé dans sa personne l’auréole prophétique qui rayonne, paraît-il, des fondateurs de religion. C’est un vieillard bien conservé, aux joues rosées recouvertes d’une barbe rare en broussailles, autrefois blonde, maintenant grisonnante. Les cheveux en fortes touffes tombent sur le cou et descendent le long des oreilles. Les yeux sont vifs et alertes derrière les lunettes. J’ai noté les principaux passages de notre conversation :
« D. ... Vous avez sans doute connu H. Carie et La Libre Conscience ?
R. Nullement; j’ai été amené à m’occuper de la Révolution et de la théophilanthropie par une circonstance fortuite. Le comte de Sémallé m’a chargé de classer sa bibliothèque, très riche en documents révolutionnaires. Chez le comte de Sémallé, j’ai rencontré M. de la Sicotière, qui m’a donné l’idée de mon dictionnaire de la Révolution.
D. Y ous avez eu probablement entre les mains des papiers provenant des premiers théophilanthropes ?
R. Non. D’ailleurs j’ai perdu les fiches et les notes qui m’ont servi pour mon dictionnaire.