I.E MAMII, DES TIIKOPIIII. VNTIIHOPES
Le « Manuel des théopiiilanthropes ». — Dans sa première réunion, en nivôse an V *, le comité fondé par Haüv examina le Manuel des théoanthropophiles et le soumit à une révision sévère, d’où il sortit d’ailleurs presque indemne. Une ou deux formules seulement furent changées. On remplaça le « ministre », nom que Chemin avait donné au directeur des cérémonies du nouveau culte, par le « père de famille », appellation plus modeste et moins sacerdotale.
Le titre de théoanthropophiles fut à son tour modifié comme dépourvu d’harmonie. Chemin proposa théophi lanthrope 1 2 3, qui fut adopté. « Ce ne fut qu’à regret, dit il, que nous primes une dénomination. Nous sentîmes qu'elle nous exposerait à être regardés comme des sectaires, mais nous crûmes qu'il était impossible d’éviter cet inconvénient et tpic, si nous ne nous donnions pas un nom, le public ne manquerait pas de nous en donner un. Dans cet embarras, la dénomination de théophilanthropes nous parut heureuse en ce que les partisans d’aucun culte ne pouvaient la rejeter, puisque la hase de tous est l’amour de Dieu et du prochain *. »
\insi révisé, le Manuel fut immédiatement réimprimé. Il formait une petite plaquette d’une cinquantaine de pages, ayant extérieurement l'apparence d'un catéchisme. Kcrit en un style très simple et très clair, ce petit livre fut à la fois l’évangile et le bréviaire du nouveau culte.
Le but. — Une courte introduction dit la pcnséealcs
1 . Cette date est donnée par le précis historique, qui sert de préface à Y Année religieuse. Ainsi, c’est pendant trois mois seulement, do vendémiaire à nivôse an V, que le culte fut célébré « dans le silence des foyers domestiques et lit le bonheur de quelques sages ». Année rcli gieuse, introd. ; Manuel, id,
2. Dans tous les textes officiels de la secte, le mot s’écrit théophilantropes et jamais théophilant/iropes.