‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 74 sur 519 · Annales de la lleVujion, \ 1 1 , p · texte numérisé non relu

Annales de la lleVujion, \ 1 1 , p

Il fut arrêté au 18 fructidor et ne dut probablement sa mise en

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Bien qu'il li'il devenu li'ès modéré en polilique cl même clichien, l’ancien chef du côté gauche de la Constituante, l'ancien franc-maçon de la loge des Neuf-Sœurs \ l’ancien membre du club breton, l’ancien fondateur du cercle social, avait gardé lies vivace sa vieille haine de la superstition et du fanatisme. Nous avons vu déjà comment, en floréal an IY, le pauvre diable , c’est-à-dire très probablement Goupil lui-même, voulait remplacer le catholicisme par une sorte de déisme cl’État2. Le 7 fructidor de la même année, ce vieillard érudit, spirituel et malin3, revenait sur le même objet et, dans un long discours sur les religions et les prêtres, faisait l’éloge du théisme, seule religion raisonnable.

Il est à remarquer qu’il associait dans la mêmeadmiration le théisme cl la morale chrétienne.

C’est exactement au moment où Goupil prononçait ce discours que Chemin composait le Manuel des théoanihropophiles. Les deux hommes étaient-ils déjà en relations l’un avec l’autre? La chose n’est peut-être pas impossible. En tout cas, la connaissance 11e tarda pas à se faire.

Parlant du protestantisme et de ses rapports avec la théopbilanthropie, Chemin s’exprime ainsi 4 : « L’analogie de cette institution (la théophilanthropie) avec le christianisme pur est tellement sentie que, dans le commencement où la théophilanthropie est devenue culte public, des hommes d’un grand mérite et qui ont dans la République des lettres une célébrité justement acquise conseillèrent aux théophilanthropes de s’appeler Chrétiens primitifs... » Ainsi la secte avait dès le commencement des protecteurs

liberté le lendemain qu’à son titre de tliéophilanthrope qui le rendait sympathique à La Révellicre.

1. Il figure également sur la liste des membres du club maçonnique de la propagande fondé en 1789, rue de Richelieu, 26 (Liste trouvée dans les papiers du cardinal de Bernis et publiée par Deschamps, Les Sociétés secrétes et la Révolution, II, p. i38. — Voir aussi Deschamps, II, p. 1 3g ; III, p 84).

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