‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 85 sur 519 · Préface du Code · texte numérisé non relu

Préface du Code

5. Chemin nous dit que la théophilanthropie se recrutait parmi les <c hommes les plus instruits, les hommes à goûts littéraires ». Qu'est-ce que la Théoph. ? p. 20.

l’opinion publique

lation, il en était beaucoup cpii éprouvaient le besoin de réunions religieuses et morales. Il fallait donc leur offrir un culte conforme à leurs principes, le culte simple de la religion naturelle. Voilà le seul motif qui a donné naissance à la théophilanthropie l. » 11 entre beaucoup de vérité dans ce jugement porté sur l’institution par son propre fondateur.

L’opinion publique. La phesse. — Malgré la protection de quelques hommes politiques, malgré l’adhésion de quelques littérateurs, ex-prêtres, pères de famille, malgré l’affluence de plus en plus considérable aux fêtes reli gieuses et morales célébrées aux Catherinettes, la nouvelle Eglise, pendant ces quatre premiers mois d’existence restait à peu près inconnue du grand public. Comme s’ils s’étaient donnés le mot, les journaux des différents partis persistaient à faire le silence sur cette nouveauté.

Les catholiques, parce qu’ils ne croyaient pas encore avoir rien à craindre de l’entreprise et qu’ils ne voulaient pas lui faire une réclame gratuite, — les jacobins, parce que la présence de clichiens avérés dans le comité directeur ne leur disait rien qui vaille, — les directo riens, parce qu ils attendaient un mot d’ordre officieux pour prendre parti .

Les premières feuilles qui rompirent ce silence, le firent à mots couverts, timidement. Ainsi la Décade, organe philosophique par excellence, inséra dans son numéro du 20 pluviôse (8 février 1797), une lettre de Lefebvre de Villebrune qui contenait dans sa conclusion un éloge indirect de la théophilanthropie : « Puisse la liberté que la France se promet de tant d’efforts, et après avoiressuyé les plus terribles secousses, faire d’une bonne morale la base de sa politique, sans avoir recours aux prestiges, et puissent les prêtres se dire avec Hobbes que la mission du Messie n’était pas de former un empire religieux puisque lui-même il n’a pas voulu juger un diffé-

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