DOIGTS, NOMBRE DES PHALANGES
rayons digitals n* est pas arbitraire. Il y a des limites et des règles. Voyons cela par un exemple.
Un singe a quatre pièces à ses doigts antérieurs: trois phalanges, et un métacarpien. Amputez deux phalanges, le singe ne prend plus. Amputez-en une seule, il prend, mais ne retient pas bien; car deux pièces formant par leur mutuelle inclinaison un seul angle, n’ont pas de prise; trois forment un crochet qui ne suffit pas pour embrasser la branche des arbres. Quatre pièces peuvent seules former un anneau, et enrouler complètement un corps proportionné (1). De plus cet anneau n’ encercle pas seulement la branche qu’ il comprend , mais des quatre pièces qui F entourent de toutes parts , les deux dernières principalement prennent tellement la branche qu’elle est serrée comme dans un étau. L’anneau est à dimensions variables, et aussitôt qu'il est inférieur au volume du corps embrassé, il peut être agrandi ( dans quelques sin-
(1) Il n’ est pas nécessaire de noter, que, si trois pièces peuvent former un triangle fermé, il faut des pièces fort longues et des angles aigus pour retenir une petite branche. Des considérations sur cela nous conduiraient trop loin; mais je ne sais pas m’ abstenir de rappeler ici les belles observations de MM. Weber sur ce propos. « Les doigts étant composés de plusieurs articles, ils embrassent mieux les objets; comme le nombre de ces articles ne dépassé point trois, ils les saisissent avec plus de force. Ils peuvent se courber jusqu’ à toucher les os du métacarpe, et le pouce vient à leur rencontre. Cette disposition rend la main apte à palper, pincer, saisir, embrasser, retenir, comprimer tant les corps d’ un certain volume que les petits objets, quelle qu’ en soit la forme.... etc. » ( Traité d’ ostcologie , p. 157 J.