‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 46 sur 125 · DOIGTS NON ÉLASTIQUES DES OISEAUX · texte numérisé non relu

DOIGTS NON ÉLASTIQUES DES OISEAUX

Il semble donc qu’on puisse conclure, que la colonne digitale réclame une base à plusieurs pièces pour lui assurer une résistance élastique contre les efforts incroyables auxquels elle est assujettie. Ce qui est vrai sans doute pour tous les cas, où l’on trouve un désaccord entre la vigueur des doigts et la force et la proportion de Y animal ; c’ est-à-dire quand on trouve des doigts grêles à un animal grand et fort. Ce désaccord, ou ces dispositions se retrouvent dans la main humaine , et pour le dire en passant , dans tous les animaux qui sont montés dans des pareilles conditions (chien, tigre, ours etc.). Mais tous les animaux ne se"* trouvent pas également dans les mêmes conditions.

Les oiseaux, par exemple, n’ont pas à leurs extrémités postérieures un appareil de ressort. Leurs phalanges sont fermées directement par une troclée sur une pièce unique , le métatarse. Eien ne cède ni à une torsion ni à un coup de côté etc. Les doigts de 1’ aigle , aussi bien que ceux des parras et des poules , n’ ont pas d’ autres mouvements que le linéaire, qui est permis par le jeu de la troclée. Comment cela ? Comment se fait-il que la nature a négligé ici ce que nous avons vu si soigné et si strictement observé , un mécanisme de ressort ou élastique, interposé entre la prise et la résistance ?

Il faut bien remarquer qu’ il y a deux moyens de donner de la résistance à des colonnes digitales. L’ un est la décomposition et l’ amortissement des efforts en les perdant sur plusieurs pièces. Voilà le carpe. — L’autre est l’exagération de la force des pièces résistantes de manière qu’ ils surpassent les plus hauts efforts. Il me semble que

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