‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 52 sur 125 · EXPLICATION DE LA PLANCHE VII · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA PLANCHE VII

Carpe et métacarpe du Tigre.

Fig. 1. Carpe du tigre — 1) scaphoïdo-luné — 3) pyramidal' — 5) trapézoïde — 6) grand-os — 7) os crochu — ci) pointe avancée du scaphoïdo-luné.

Fig. 2. Tête supérieure du métacarpe de l’index.

Fig. 3. Tête inférieure du métacarpe de l’index — a) os métacarpien — b) sa crête intersésamoïdale — c) un des os sésamoïdes.

CARPE DU TIGRE

de tous les doigts. Car le très-grande trapézoïde est enclavé dans une cavité angulaire, offerte par le scaphoïdoluné; le grand-os s’y rapporte aussi; et le crochu avec sa forme triquètre va pointer très-fortement sur le côté ulnaire du scaphoïdo-lunê par une face étendue. Enfin le trapèze est sous le processus volaire du même scaphoïdoluné, de manière que les cinq métacarpes vont tous se réduire, par l’entremise des os du deuto-carpe, tous sous 1' unique grand scaphoïdo-luné. Le cubitus y prend part de son côté par l’ intermédiaire du pyramidal , qui par une base très-large s’appuie sur le crochu.

Outre cette première considération , qui se rapporte à F artus , comme colonne de sustentation , F interligne articulaire présente encore par ses parties rentrantes et saillantes une manifeste disposition valable à fournir des contrastes ayant trait aux fonctions de préhension. Ici on n’ a pas comme dans les animaux, dont Cuvier a dit « (1) que » la seconde rangée n’ entre point par ses saillies dans les » intervalles de la première série, ou réciproquement » comme dans d’ autres animaux. » L’ éléphant, dont parle Cuvier, et ses congénères, le rhinocéros, le cheval, que nous avons nommés tout-à-1’ heure , ont des extrémités dont la fonction est une seule, la sustentation. Mais le tigre, de même que le chat et le chien, présente une multiplicité de contrastes entre les deux séries carpiennes qui par une opposition transversale assurent la main contre les coups de latéralité et de torsion. Il serait trop long d’ ex-

(1) Ossements foss. l.° pag. 22

CARPE DU TIGRE

poser en détail ces mécanismes qui. du reste, sont déjà bien clairs par la seule inspection (1).

Pendant la lutte , pour F existence individuelle , avec une victime vivante, la main du tigre est exposée à des* efforts de torsion. Dans ce genre de fonctions, outre ce qui regarde l’intervention de Faction musculaire, ces efforts sont dominés, quant au système osseux, par les os du carpe, et principalement par le jeu du grand-os et du trapézoïde. Le grand-os, bien que petit à la face dorsale, est très-volumineux et très-fort à la face volaire. Il passe de F une à F autre des deux faces de la main avec un trajet oblique et très-étendu. Car ce qu’on appelle la tête du grand-os n’est pas globuleuse dans le tigre, elle est au contraire énormément aplatie, et presque laminaire. Cette lame émoussée et arrondie supérieurement est reçue dans une gouttière, oblique, correspondante, excavée dans le scaphoïdo-luné ; et les bords de cette gouttière sont renforcés par deux points relevés du scaphoïdo-luné dont l’un énorme (2) au côté dorsal, et l’autre plus petit du côté volaire. La tête du grand-os renfermée dans cette espèce de canal, a ses mouvements

(1) Planche VIL Fig. 1, et PL VIII.

(2) Planche VIL Fig. 1 a.

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