‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 96 sur 125 · MUSCLES DES DOIGTS DES CHÉIROPTÈRES · texte numérisé non relu

MUSCLES DES DOIGTS DES CHÉIROPTÈRES

là par ma main. Si je déprime mes quatre doigts contre la paume de ma main, et qu’ après je relève l’index de toute sa portée , après le troisième un peu moins, et graduellement ainsi les autres doigts, j’obtiens une surface dilatée , qui imite à perfection celle de l’ aile d’ une chauvesouris; et pourtant mes doigts n’ont fait qu’être relevés à différents niveaux de leur première dépression.

Pour ce mécanisme , il ne faut plus ni muscles divaricateurs , ni abducteurs de grande portée. L’ action des élévateurs et des dépresseurs suffit, et ces muscles mêmes ne demandent que de petites dimensions.

En effet la distension des quatre doigts de la chauvesouris pour le vol est un travail de peu de moment. Il suffit d’ avoir un muscle capable d’ élever tout simplement le doigt, jusqu’à l’extension requise. Ce serait comme si je devais relever mon index ou mon doigt du milieu de son état de dépression. Le choc sur F air porte à étendre les doigts de la chauve-souris , et de plus ce choc est supporté par la tige métacarpienne, non moyennant l’action des muscles dépresseurs, mais bien par le mécanisme des parties osseuses; c’est-à-dire par les engrenages de l’articulation carpo-métacarpienne.

L’action musculaire est donc réduite à très-peu de chose sur les quatre doigts de la chauve-souris. L’ aile battant de haut en bas . le mécanisme pour la distension des doigts est principalement confié au système osseux. Les muscles élévateurs ont achevé leur fonction lorsqu’ ils ont élevé le doigt. Ce qui coûte bien peu. Il en est de même pour les dépresseurs des doigts.

Cela explique la grande ténuité de tous ces muscles.

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