MUSCLES DES DOIGTS DES CHÉIROPTÈRES
Les muscles élévateurs et dépresseurs des doigts , réduits par conséquent à un état filiforme, et les divaricateurs et les abducteurs, s'il y en a, n'ayant presque rien à faire, on a obtenu une grande simplification dans l'aile de la chauve-souris; mais surtout il en résulte cet état mince et léger de l'artus entier, qui vérifie les deux qualités signalées par M. Temminck, c'est-à-dire que <f les ailes des chauves-souris ont autant de surface que de légèreté » (1).
Une opération qui semblerait gênante et difl&cile pour les chéiroptères , le battement de 1' aile pour le vol , se réduit donc à une simple ouverture ou clôture de l' éventail. Tout effort est réservé aux muscles moteurs du bras, les pectoraux surtout, qui sont fi la vérité très-bien développés. Mais c'est la proportion musculaire qui chez tous les mammifères, notamment les quadrupèdes, et chez tous les oiseaux, est indispensablement montée pour la translation. Ces muscles sont toujours destinés à mouvoir des instruments de translation; peu importe du reste si ce sont des jambes ou des ailes.
Enfin la différence de direction de 1' axe articulaire radio-carpien, avec celui des insertions des bases métacarpiennes, importe que tous les quatre doigts se trouvent étendus sur un plan, qui est presque le même que le plan de flexion du bras sur 1' avant-bras. Mais dans l'état de repos, ces trois parties qui composent l'aile, humérus, radius et main, toutes les trois se replient de
(1) Monogr. 1 , p. 158.