‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 27 sur 129 · RÉPULSION DES FACES DE GLISSEICENT · texte numérisé non relu

RÉPULSION DES FACES DE GLISSEICENT

En faisant s' entrebaiser les faces con^espondantes de l'os crochu et du pyramidal, je les ai vues parfaitement à contact. Ensuite j'ai déplacé par un petit mouvement rotatoire les deux pièces carpiennes nommées, et aussitôt que les deux faces ont commencé à se déplacer, une protubérance montant sur l'autre opposée, y a produit un petit hiatus entre les deux faces; hiatus, qui ne se ferme plus que lorsque chaque partie est remise à sa place primitive.

En thèse générale, les parties relevées et celles qui sont déprimées de chaque face, sont distribuées de manière, que si un effort tend à changer leurs rapports, elles agissent en repoussant les deux faces; et si l'effort continuait avec intensité il en résulterait enfin que chaque protubérance, chaque partie élevée se trouverait placée au sommet des protubérances de la face opposée. Ce qui

sion des parois élastiques contre les cordes externes. Si ces cordes sont assez robustes, elles peuvent braver toute violence; et peuvent amortisser, et réprimer tout effort, quelque violent qu' on le suppose.

La rudesse du coup va donc enfin mourir sur les cordes externes.

Ce dernier cas est le parfait pendant du mécanisme du carpe. Tout déplacement des éléments osseux a pour eftet , nous avons dit, de produire un éloignement, ou un bâillement des pièces solides. Les cordes externes ou ligaments opposent un terme énergique à tout mouvement; mais entre les os carpiens , et les ligaments il y a des parois compressibles , c' est à dire, les cartilages. En définitive la violence des efforts va tomber sur la ténacité des cordes.

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pooitant n'est pas possible dans le caq)e humam, sauf les cas extrêmes de luxation.

- Voyons ce qui arriverait si dans les os carpiens on avait une construction différente que celle qu* on a en efiet. Supposons que les ligaments externes soient entièrement inextensibles, et à parfaite tension, et que les deux faces du trapèze et du trapézoïde, par exemple, soient des faces osseuses , c' est-à-dire incompressibles. Alors tout mouvement, tout déplacement des pièces serait interdit. Ce serait un mécanisme à pièces engrenées et closes. Mais, comme Ton sait, une plaque cartilagineuse élastique recouvre partout les deux surfaces. A V occasion pourtant d' un mouvement des pièces carpiennes , quelle qu' en soit du reste la direction, les parties élastiques interposées (cartilages et ligaments interosseux) entrent alors en fonction; elles subissent une compression qui permet aux parties protubérantes d' une face de sortir, si peu que ce soit, hors de sa cavité correspondante, et de consentir au mouvement des deux faces. La protubérance sortant de sa cavité, va promptement ramper sur la pente d'une convexité de la face opposée; les deux faces sont repoussées Tune de Y autre, et toute résistance va tomber sur les faisceaux ligamentaires.

Par cette exposition, il reste clair, je crois, que c'est seulement sous V influence d* efforts puissants , qu' ont lieu les effets dont je parle. Les mouvements ordinaires de la main, tels qu'écrire, broder, jouer du piano, etc. n'entraînent pas nécessairement le fonctionnement des faces endocarpiennes. Si cela était, le carpe jouirait d' une mobilité excessive, qui nuirait sans doute à la force, et à la

?è Ï^NCTlÔNS DES FACES Ï)E GUSSEîlEîrt

précision de la main. Le mouvement des pièces carpiennes Tune sur l'autre ne peut avoir lieu que lorsqu'on déploie une force valable à la compression énergique des cartilages. Cela arrive seulement quand des efforts supérieurs sont imposés à la main. Dans plusieurs fonctions modérées de la main, la rigidité propre de la plaque carpienne suffit. Cette rigidité est déterminée par la résistance des cartilages à la compression ; mais elle a un terme. Au delà, commencent les efforts violents : par exemple tordre une tarière très-résistante. C'est alors que la résistance de la plaque carpienne étant appelée à se prononcer, elle donne tout ce qui lui est possible, par la compressibilité des parties élastiques interposées aux éléments osseux du carpe.

C'est un mécanisme à ressort, cela est clair, mais il n' entre en fonction que dans les efforts extraordinaires et suprêmes. Si l'on veut appeler le carpe un diviseur des coups et un modérateur^ il faut le dire un frein, mais un frein de haute portée. C'est par là que la main déploie dans cette partie fondamentale de sa construction, le carpe, une élasticité obscure, et quelquefois contestée, mais très-salutaire lorsqu'elle subit dçs violences extrêmes.

Les phénomènes que nous examinons à présent ne sont que la partie passive du mécanisme du carpe. Car l'action que nous supposons est une action extrinsèque, qui tend à tourner, par exemple, une pièce carpienne sur une autre, comprimant les cartilages, et mettant à l'épreuve la ténacité des ligaments. Mais il y a une autre partie: la partie ou fonction active, qui est la véritable propriété des faces de glissements.

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' Le dernier terme auquel nous avons laissé nos recherches sur ces points a été le déplacement des protubéntfices d'une face carpienne hors de sa cavité et son rampement sur les pentes des parties convexes de la face opposée. Dans une telle condition , on se trouve en présence de parties culminantes posées sur une pente glissante. De même qu' elles montent autant que la force externe agit, aussitôt que Faction cesse, chaque protubérance est ramenée et revient à sa cavité primitive.

Ceci du reste arrive très-aisément. En rappelant que chaque face est recouverte d'un cartilage lisse et polie, dont la surface veloutée est perpétuellement enduite par l'humeur synoviale, on conçoit qu'il est impossible de faire demeurer une partie convexe sur une pente luhrefiée , si la force, qui la porte là haut, cesse. N' oublions pas encore r élasticité des cartilages, qui sont comprimées lorsque chaque protubérance est déplacée. Ces trois conditions, l'élasticité des cartilages et des ligaments interos- . seux , la lubricité par Y humeur onctueuse synoviale et la cessation de la force dérangeante, remettent subitement à leur place chaque point, et le réduisent à son fond naturel. La nature géométrique de la surface et sa condition élastique et glissante rappellent chaque pièce à sa place. On a appelé faces glissantes ces faces intercarpiennes, on pourrait peut-être mieux les appeler faces de replacement , car le premier efifet de leur conformation est de reconduire à leur place les pièces carpiennes; de manière que lorsqu' un effort a cessé , chaque partie se trouve aussitôt remise à sa place (1).

(1) Singulajuiec ossicula, , . . inaequàlitaiibus , foveis, ac

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