MAIN CHEZ LES BRUTES — GÉNÉRALITÉS
science; et c'est précisément parce qu'il y a une trèshaute science . que quelques esprits peu attentifs n' ont pas compris toute la portée de ces œuvres, et se sont égarés dans de fausses conceptions. On peut passer sur leur erreur, mais pourquoi ont-ils prétendu d' enseigner leur doctrine comme la senle qui jouit dhine consistance scientifique?
En envisageant les artus des. animaux sous V aspect de leur complication de structure, on se trouve en présence de points obscurs qui frappent notre attention. Quand on voit la palettç du phoque avec une composition si compliquée, on se demande, pourquoi une mécanique si soignée pour un instrument si grossier et si inepte telle qu'une rame, si ce n'est à cause de la dérivation d' une main d' ordre supérieur ? N' est-ce pas là évidemment une descendance, un orgp;nisme rabaissé à un rang très-inférieur, mais conservant pourtant des éléments constitutifs de haute origine?
Ce langage n'est que trop souvent répété. Que l'on prenne bien garde à ceci. Ne voit-on pas qu' au fond r objection se réduit en somme à la suivante ? Si 1' on dit que la main du phoque a une conformation compliquée, parce que c' est la dérivation d'organismes supérieurs, et non parcequ'elle doit exécuter des fonctions correspondantes, cela revient à dire qu'une telle conformation n'est pas réclamée toute entière par son mode de fonctionnement, ou en termes plus explicites, cela voudrait dire qu' il y a là des parties inutiles.