‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 49 sur 129 · MAIN CHEZ LES BRUTES — GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

MAIN CHEZ LES BRUTES — GÉNÉRALITÉS

Ce raisonnement qui entre inévitablement et exactement, ce me semble, dans le cadre de votre théorie, Monsieur, implique peut-être une extension qui sans doute n' est pas entrée dans vos idées. Mais quelqu' un poussant la thèse à ses dernières conséquences, pourra dire que, à ce compte, on va trouver dans Y aile de la chauve-souris des parties qui sont là comme des hors d' œuvre, des parties qui n*ont pas une raison d'être; et qui ne sont réclamées ni par la construction générale de F organe, ni par le fonctionnement du bras de la chauve-souris même. Cela, je le répète, n'est pas sans doute dans votre pensée: mais il y a des conséquences qui sont inattendues, et qui pourtant ne cessent pas d' être logiques. Or si le fond de la question que vous avez posée se réduit en dernier lieu dans ces étroits défilés, il faudra éclairer ces points obscurs, et sonder attentivement la constitution des extrémités des animaux que vous avez signalés: le chien, la chauve-souris et le phoque. Il faut pousser la recherche pour voir, autant que possible, s'il y a la convenance, ou mieux la nécessité, de toutes les parties qui composent une patte.

Pour obéir à cette exigence, je comprends toute la difficulté du sujet que je vais aborder, mais je conviens que l'exigence est juste; car qui pourra supposer qu'un carpe très-compliqué soit, dans la doctrine des actes de création indépendants, le partage obligé de la main du phoque , du chien etc. ? Comment se persuader qu' un carpe très-compliqué soit nécessaire à l' aile de la chauve-souris, tandis que l' aile d' un oiseau a si peu d' éléments carpiens ?

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