‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 79 sur 129 · LA MAIN CHEZ LE PHOQUE · texte numérisé non relu

LA MAIN CHEZ LE PHOQUE

du phoque, tout nous montre que V on a ici une construction très-différente de celle qu'on voit dans la main de r homme et dans la patte du tigre etc. Nécessairement la manière de fonctionner est aussi tout-à-fait dissemblable. Quant au carpe, ce sont en vérité les mêmes éléments qui jouent partout, dans les mains ci-nommées. Mais quels éléments? Bien que le mot puisse paraître étrange, il faut pourtant le dire ' tout entier. . . Les os carpiens sont de petites pièces osseuses reliées ensemble. Mais rien de plus que de petites pièces osseuses : car il n' y a pas de forme , pas de grandeur relative, pas de rapports réciproques qui soient les mêmes dans les extrémités signalées de Y homme, du tigre, du phoque etc. Et ce qui est encore plus remarquable, c'est que les fonctions des petites pièces composant le carpe ne sont pas les mêmes chez tous , excepté celles de constituer par leur assemblage un amortisseur contre les efforts violents, auxquels la main est souvent assujettie. Mais un tel amortisseur est toto-coelo différent dans les cas singuliers, suivant les différences qui passent entre la main de l'homme, la patte du tigre, r aile de la chauve-souris , et la palette du phoque. Une seule condition est générale et propre pour tous les carpes , c' est d' être une partie polymère (1) et élastique pour décomposer les efforts (2).

(1) TToXoç plusieur, piepoç partie.

(2) Nous le répétons : bien que cette qualification donnée aux pièces carpiennes puisse paraître étrange , il faut , en considérant la question dans sa plus grande généralité, remarquer que, dans quelques cas, ces os perdent en effet toutes leurs attributions ordinaires, une seule exceptée. Chez les

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