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soulevées, résolues parfois dans des sens différents, toutes les difficultés on été aperçues et examinées. A lire le passage de Mansel que nous venons de résumer, il semble que lui-même et Spencer avec lui ignorent complètement ces travaux, puisque les contradictions qu'ils découvrent dans la conception d’une cause première infinie et absolue ont été l’objet d’études approfondies et de solutions qu’il est en tous Cas impossible de trouver superficielles. On a le droit de juger ces solutions insuffisantes, mais on n'a pas le droit de les ignorer complètement lorsqu’ on veut écrire sur ces matières.
Il est évidemment permis aujourd'hui de ne pas admettre la théorie transformiste, mais l’auteur qui prétendrait réfuter cette hypothèse en lui opposant certains faits sans tenir aucun compte de Flinterprétation qu’en ont donnée les transformistes, montrerait qu'il n’est pas au courant de la question qu'il traite. L'écrivain que Spencer oppose aux théologiens mérite être jugé ainsi. Nous nous contenterons d'indiquer très brièvement les défauts de ses raisonnements.
Le dernier n’est évidemment qu’un jeu de mots. À qui fera-t-on croire qu'il est impossible de concevoir une chose comme non existante, ou, en d’autres termes, qu’une chose n'existe pas? Je conçois une montagne d’or, je conçois aussi qu’elle n'existe pas. Je conçois donc une montagne d'or comme non existante.
L’argument précédent contient cette affirmation : toute cause en devenant active augmente en perfection. Or, S'il s'agit, comme c’est le cas ici, de Pactivité transitive, on peut se contenter de nier cette proposition — que Mansel ne démontre pas — ce qui fait tomber l'argument, L'activité transitive augmente la perfection de l’objet sur lequel elle s'exerce et non pas celle de la cause. Gette matière est traitée à fond notamment par Suarez dans ses Discussions Métaphysiques (Disp. XLVIIL $. IV).
On peut répondre brièvement à la première argumenlation de Mansel que l'idée de cause n'inclut nécessairement de relation réelle que de la part de l'effet, et