‹ La théorie de l'évolutionChapitre 41 sur 85 · CAT · texte numérisé non relu

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qu’elle ne peut la créer, mais non pas en ce sens qu'il soit impossible de concevoir la matière cessant d'exister. Et avant tout, la permanence de la matière et une vérité d'ordre expérimental. LA

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Jusqu'à quel point est-elle le fruit du progrès scientifique récemment accompli ? Spencer verse manifestement dans l'erreur à ce sujet. Nous n’examinerons pas jusqu'à quel point «les superstitions primitives ou la croyance à la magie... supposent que sous l’action d'un charme puissant la matière peut être évoquée du non être ou rejetée dans la non existence » (1). Nous avouons n'avoir aucune lumière pour confirmer ou démentir ce renseignement. Mais il ést faux que la destructibilité de la matière « domine l’enseignement de la théologie sur le commencement et la fin du monde » (2) ; il est faux aussi que la vérité contraire « n’a été mise hors de doute que dans les temps modernes et seulement par les hommes de science » (3).

Le commencement et la fin du monde n’ont rien à voir

avec les lois de la nature et, en outre, personne n’a ja-

mais cru que l'Univers est destiné à être annihilé,

Nous ne connaissons aucun philosophe qui, s’occupant des phénomènes naturels, n'ait enseigné que, dans tous, la matière se transforme et par conséquent ne s’anihile

point. Les idées des atomistes grecs dont le poête Lu-

crèce nous à conservé les enseignements, ne diffèrent pas en substance, sur le point que nous considérons, des conceptions modernes.

Quant à l’école péripatèticienne, elle admettait dans la nature des transformations substantielles, mais pas de

(2) P. P. p. 184 $ 52 —KF. P. p. 134.

(3) P. P. p. 187 $ 53, passage modifié dans l'édition de 1900. Nous nous occupons plus loin de ce que ce remaniement contient de nouveau.

destruction ni de création de matière. Il est vrai qu’elle admettait la compressibilité réelle des corps ; mais, quoique Spencer en pense, comprimer un corps ne consiste dans aucune hypothèse « à faire disparaitre certaines de ses parties. » (1)

Il n'y aurait pas, dans ce cas, de compression. La compression, comme la concevaient les péripatéticiens tout en diminuant le volume réel, respecte la substance ; elle n’a done rien à voir avec la destructibilité de la matière.

Les théories de cette école étaient communément admises au moyen âge et comptent encore aujourd'hui des partisans. Quant à l’atomisme, il a éte repris et perfectionné à partir du XVII siècle.

La découverte récente, due aux chimistes et principalement à Lavoisier, ce n’est pas l’indestructibilité de la matière, c'est la permanence du poids, ou, comme on dit mieux aujourd'hui, la permanence de la masse.

Spencer comprend dans l’indestructibilité de la matière la permanence de celle-ci « soit dans ses masses, soit dans ses atomes. » (2) La permanence des atomes est une hypothèse comme les atomes eux-mêmes, tandis que la permanence des masses est admise comme un fait, Il n'y a pas davantage lieu de distinguer la permanence « des quantités et des poids». Si dans cet énoncé la quantité n’est pas la même chose que le poids ou la masse, qu'est-elle ? Pas, à coup sûr, le volume apparent qui est variable, ni le volume réel qui nous est inconnu.

Les anciens n'avaient aucune idée précise de la masse, mais ils admettaient que le poids des corps, quiest une conséquence de leur masse, peut varier lorsque les corps subissent des transformations sous l'action des causes naturelles ; et cela, à coup sûr, n’est pas inconcevable,

Néanmoins la chimie moderne enseigne que, de fait, le poids des corps reste constant à travers toutes les modifications qu'ils subissent, Aucun raisonnement à priori

ete:

ne peut amener cette conclusion, (1) mais seulement l'expérience.

- Dans l'édition de 1900 Spencer ajoute à la fin de ce paragraphe la remarque suivante : «Il faut dire encore qu'aucune vérification expérimentale de l’indestructibilité de la matière n’est possible sans la supposition tacite de cette vérité. Car toute vérification exige des pesées et uné pesée suppose que la matière formant le poids reste la même. » (2) Nous reviendrons bientôt sur cette observation, Qu'il nous suflise de dire ici qu'une pesée suppose non pas l’indestructibilité de la matière ou la persistance de la masse comme principe général, mais seulement l'identité de la masse du corps qui sert de poids pendant le temps de lexpérience.

Nous ne pouvons pas admettre la manière dont Renouvier présente la question de la permanence de la masse. «Ne connaissant, dit-il, la matière que par les corps et les corps que par leurs propriétés, il est clair que la

seule manière que nous ayons de donner un sens à

l'impossibilité empirique de la supprimer, c'est d'entendre par là l'existence permanente d’une propriété susceptible de mesure et qui se trouve constamment la même pour un même groupe de phénomènes bien circonscrit, quelques changements qu'éprouvent d’ailleurs les corps qui y

prennent part. Cette propriété existe en effet, et c’est

la pesanteur. » (3)

D'abord la pesanteur n’est pas constante, mais seulement la masse. Ensuite, l'impossibilité empirique de supprimer la matièrea un sens dès que nous concevons qu'aucune partie de la matière ne s’annihile, ce qui n'empêche pas que toutes ses propriétés ne se modifient, y compris. la

masse. Enfin nous admettons qu'un corps comprend outre ses propriétés multiples et changeantes, un sujet unique

(A) cf, J. War». Naturalism aud Agnosticism. Londres 1903 p.p. 86 sq.

(8) La Critique Philosophique. 1886 vol, E p. 120.

ndestructiilité de la tière et la rmanence e la force.

et permanent. La permanence de ce sujet à travers les changements qu'il subit, voilà l’indestructibilité de la matière, tandis que la permanence de la masse n’est que l'invariabilité d’une de ses propriétés.

«Le fait qu'il nous importe le plus d'observer, dit Spencer, c'est la nature des perceptions qui nous fournissent perpétuellement des exemples de la permanence de la matière, d’où la Science tire la conclusion que la matière est indestructible. Ces perceptions, sous toutes leurs formes, reviennent simplement à ceci que la force exercée par une quantité donnée de matière est toujours la même. Telle est la preuve sur laquelle se fondent à la fois le sens commun et la science exacte. Quand par exemple nous disons qu'un individu qui existait il y a quelques années existe encore parce que nous l’avons vu hier, notre assertion revient à dire qu'un objet qui, dans un temps passé, a opéré dans notre conscience un certain groupe de changements, existe encore parce qu'un groupe semblable de changements à été produit de nouveau sur notre conscience : nous regardons la continuation du pouvoir de nous impressionner comme une preuve de la continuation de l'objet... Nous voyons encore plus clairement que c’est en définitive par la force que nous mesurons la matière, dans les cas où la forme de la matière a changé. On remet à un orfèvre un morceau d'or pour en faire un bijou; quand il le rapporte, le bijou paraît plus petit que le morceau d’or ; on le met dans une balance ; s'il fait équilibre à un poids bien moindre qu'auparavant, quand il était à l’état brut, on en conclut qu'il a perdu beaucoup, soit dans la manipulation, soit par une soustraction.

« Cela montre que la quantité de matière peut se déterminer finalement par la quantité de force gravitative qu'elle présente, C'est là l'espèce de preuve sur laquelle la Science base l'induction expérimentale de l'indestructibilité de la matière...

« Ainsi donc par indestructibilité de la matière nous voulons dire l’indestructibiiité de la force par laquelle la matière nous affecte. De même que nous n'avons conscience de la matière que par la résistance qu’elle oppose à notre activité musculaire, de même nous n'avons conscience de la permanence de la matière que par la persistance de la résistance qui se manifeste à nous directement ou indirectement. Cette vérité devient manifeste non seulement par l'analyse de la connaissance à posteriori, mais aussi par l'analyse de la connaissance à priori. Car ce dont nous ne pouvons concevoir la diminution par l'effet de la compression continuée de la matière, ce n’est pas sa propriété d'occuper l’espace, c’est son aptitude à résister, » (1)

Il est inexact de dire que la force exercée par une quantité donnée de matière est toujours la même. La pression d’un gaz est une force et varie avec la température ; les forces attractives et répulsives varient avec la distance ; l’affinité chimique des corps varie d’après les combinaisons dans lesquelles ils sont engagés.

Dans l'édition de 1900 la phrase que nous critiquons a été corrigée. Il y est dit que l’indestructibilité de la matière se manifeste en ce que «la force qui est contenue dans une quantité donnée de matière est toujours la même dans les mêmes conditions. » (2) Si ces derniers mots signifient : en l'absence de tout changement, alors, mais alors seulement il est vrai de dire que la même matière dans les mêmes conditions contient toujours la même force. Mais dans ce cas l'aflirmation se réduit à une pure tautologie et il serait à coup sûr puéril de prétendre que l'indestructibilité de la matière se manifeste en ce qu'une quantité de matière qui ne subit aucun changement conserve la même force. Aussi nous est-il impossible de voir aucune preuve de cette indestructibilité dans le fait que le diamant se reconnait toujours à sa dureté et à sa réfringence, ce qui est l'exemple ajouté par Spencer.

Il est vrai que la masse ne varie pas quelles que soient les circonstances et quels que soient les changements que suoissent les corps, et que l’invariabilité de la masse se manifeste par l’invariabilité du poids. Mais celle-ci n'indique la permanence d'aucune force, pas même de la force de gravité. Les variations de la gravité n’affectent en aucune manière le poids. Cela est trop connu pour qu’il soit nécessaire d’y insister.

La masse d’un corps, nous l'avons déjà dit, n’est pas une force, mais bien un rapport entre une force qui agit sur ce corps et l’accélération qu’elle y produit dans”lunité de temps ; ou, si l’on préfère, la masse est une propriété du corps qui a son expression mathématique dans ce rapport.

S'il est vrai que l'attraction de deux corps est enraison directe de leurs masses, il est vrai aussi qu’elle est en raison inverse de leur distance qui est variable, les masses restant les mêmes. Autre chose est dire que la matière est indestructible dans sa masse, autre chose qu'elle ne peut subir aucun changement. Il est évident au contraire qu’elle en subit, et de très considérables. Un homme, non prévenu, mis en présence de l'ozone n’y reconnaitra certainement pas l'oxygène qu'il respire continuellement. Aussi l'ozone exerce-t-il des forces très différentes de celles de l'oxygène. Le poids de l'ozone est le même que celui de l’oxygène qui lui a donné naissance, mais cela, encore une fois, ne prouve la permanence d'aucune force. Pour l'expliquer il suffit de dire que les masses n’ont point varié et que la gravité est à chaque instant proportionnelle aux masses quelque changement qu’elle subisse d’ailleurs.

Sans doute, toute masse de matière offre toujours une certaine résistance, mais il serait puéril de prétendre que cette résistance telle qu’elle se manifeste à l'expérience, est toujours la même. La permanence de la masse n'est donc pas manifestée par la permanence de la résistance.

La matière étant indestructible, une partie quelconque de la matière exerce toujours certaines forces et oftre toujours une certaine résistance et c’est ainsi que se manifeste son indestructibilité, Mais ce que Spencer a en vue

c’est de faire admettre que l'invariabilité de la masse se manifeste par l'invariabilité de la force et cela est manifestement faux.

$ II. La conservation du mouvement a priori et devant l'induction.

Un corps en mouvement, soustrait à toute influence extérieure, continue à se mouvoir indéfiniment en ligne droite d'un mouvement uniforme. Rien n'empêche d'appeler « continuité du mouvement » ce qui est exprimé par cet énoncé. Il affirme, en effet, qu’en dehors de toute action étrangère, donc de sa nature, le mouvement reste indéfiniment ce qu'il est.

Cette loi n’est qu’une conséquence du principe plus général d'inertie en vertu duquel aucun corps ne peut changer son propre état de repos ou de mouvement. Nous devons ces notions au génie de Galilée.

Spencer a raison de dire qu'elles étaient ignorées des Grecs. Aristote qui, parmi les anciens, à le mieux traité les questions physiques, admettait deux sortes de mouvements simples dont tous les autres sont composés, l’un naturel au corps, l'autre contre nature ou violent, (1) Il pensait que le corps réagit contre ce dernier qui, dès lors, tend à prendre fin. Un corps lourd qui s'élève verticalement est animé d’un mouvement contre nature, parce que le corps lourd ténd vers le Centre et cette tendance naturelle ramène bientôt le corps au repos en attendant qu’elle lui imprime un mouvement opposé. Le mouvement naturel ou bien est rectiligne et dirigé vers un endroit déterminé, comme par exemple le Centre de la Terre et alors il s'arrête lorsque cet endroit est atteint ; ou bien il est circulaire et n'est dirigé vers aucun endroit ; c’est le mouvement des corps célestes et celui-là seul est de sa nature perpétuel.

- (1) Hegt oùpavoÿ 1. III €. II Edit. PRANTL. Leipsig 1857 p. 206.

Ces idées d’Aristote ont été pendant longtemps admises universellement. Elles supposent une conception de Ja gravité et de la légèreté des corps différente de celle que l'on à aujourd'hui. Nous considérons avec raison Ja gravité des corps comme la manifestation d’une force générale d'attraction et comme résultant d’une action mutuelle des corps les uns sur les autres ; tandis que, pour les anciens, la gravité et la légéreté étaient des tendances inhérentes aux corps indépendamment de toute action exercée sur eux. |

En outre, ils concevaient le mouvement comme étant, ou, du moins, pouvant être une tendance vers un endroit déterminé de l’espace, tandis que nous le concevons comme fixé uniquement en vitesse et en direction.

Il est désormais certain que nos idées en cette matière sont conformes aux faits, tandis que celles des anciens ne le sont pas. Faut-il ajouter que les lois du mouvement telles que nous les formulons sont des principes absolus susceptibles d’une démonstration & priori? C'est ce qu'il serait peut-être téméraire d'affirmer. En tous cas, il est important de ne pas détourner le principe de la continuité du mouvement de son véritable sens en affirmant que le mouvement persiste comme tel en toute hypothèse. Il y a bien en mécanique une loi qu'on appelle {a conservation de la quantité totale de mouvement et en vertu de laquelle, dans un système soustrait aux influences extérieures, La somme algébrique des quantités de mouvement reste constante. On y considère les mouvements de sens opposé comme étant de signe contraire et se neutralisant par conséquent dans la somme. Celle-ci ne nous apprend donc rien au sujet de la quantité absolue du mouvement et dès lors la loi précitée n’en confirme en rien la persistance.

Dans la première rédaction du chapitre que nous étudions, Spencer n'évitait pas la confusion signalée ici. Il disait : « Gette loi (de la continuité du mouvement) a été absorbée de nos jours par une loi plus compréhensive : que le mouvement comme la matière est indestructible, et que tout.ce qui est perdu par une partie quelconque de

la matière se transmet à d’autres parties. Bien que cette nouvelle loi semble en désaccord avec les faits qui nous montrent des corps Ss’arrêtant subitement après avoir frappé un objet immobile, elle se concilie avec ces faits depuis qu’on a découvert que le mouvement perdu en apparence se continue sous de nouvelles formes, lesquelles ne sont pourtant pas directement appréciables. » (1)

L’indestructibilité du mouvement était représentée comme une vérité a priori au même titre et pour les mêmes raisons que l’indestructibilité de la matière : la destruction du mouvement est une « pseudo-idée »,« une pure forme verbale » ; que la réalité relative de ce que nous appelons mouvement ne peut jamais arriver à l’existence ou cesser d'exister, c’est une vérité impliquée dans a nature même de notre conscience, etc. (2)

Ces passages ont disparu dans l'édition de 1875. Spencer reconnait que le mouvement peut être détruit sans se continuer sous une autre forme de mouvement : il en apporte comme exemple le pendule qui s'arrête au bout de sa course sans que son mouvement soit transmis à d'autres corps.

Par une contradiction difficilement explicable, Spencer maintient dans ce chapitre d’autres passages qui renferment l’erreur ancienne d’après laquelle tout mouvement qui disparait est remplacé par d’autres formes de mouvement.

Parlant des variations dans le mouvement des planètes, il dit: «Nous arrivons alors à conclure l’indestructibilité du mouvement, non à cause de la vitesse uniforme de la planète, mais à cause de la quantité constante de mouvement manifesté en tenant compte du mouvement communiqué aux autres corps célestes ou transmis par eux » (3). Et plus loin : « Ce dont la pensée ne peut pas se défaire c'est la force que le mouvement indique. Le changement

(A) P.P. p. 193 $ 55 — C’est nous qui soulignons. (2) Ibid.

incessant de position, considéré à part, peut être effacé de la pensée sans difticulté. Nous pouvons facilement imaginer que le ralentissement et l'arrêt sont des résultats de l’action des corps extérieurs. Mais cela n’est pas possible si l’on ne fait pas abstraction de la force impliquée dans le mouvement. Nous sommes obligés de concevoir celle force comme imprimée sous forme de réaction dans les corps qui causent l'arrêt. Nous sommes forcés de regarder le mouvement qui leur est communiqué, non comme communiqué directement, mais comme un produit de Ja force communiquée. Nous pouvons par la pensée diminuer la vitesse de l’élément-espace du mouvement, en répartissant le moment ou l’élémént-force sur une plus grande masse de matière ; mais la quantité de cet élément-force que nous regardons comme la cause du mouvement, est invariable dans la pensée » (1). 2

Lorsque le mouvement d’un corps est arrêté par un autre, il y a en effet réaction du premier sur le second ; mais c’est une erreur de croire que cette réaction détermine toujours un accroissement de mouvement dans le second ; rien n'empêche que le contraire naît lieu. Dans ce cas loin que la réaction «imprime aucune force », elle diminue la force vive constituée par le mouvement. Dans le fait du pendule, le mouvement après avoir cessé, reprend ; il reste vrai néanmoins que sa quantité a varié sans cesse et qu'à un moment donné il est totalement détruit ; et si par un mécanisme facile à imaginer on arrête le pendule au moment où il a achevé une oscillation, son mouvement reste nul aussi longtemps qu'on le veut. Il n’est même pas difficile de citer des cas où le mouvement disparait de telle sorte qu'il faut l'intervention d'une cause extérieure pour le faire reparaître. Supposons admis que la chaleur consiste dans un mouvement de molécules, Je puis employer la chaleur fournie par la combustion d'une certaine quantité de charbon dans des circonstances déterminées, à décomposer l'eau, Dans cette

(1) P,P,p.p. 193-196 $ 57 — F, P, $ 59 p.147, C'est nous qui soulignons,

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