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qu'ailleurs. La conservation des variétés qui réussissent mieux que leur voisines dans la lutte avec les conditions ambiantes est la continuation du mouvement vital dans les directions où les obstacles qui la barrent sont le plus facilement éludés. » (1)
Ailleurs, Spencer considère la sélection naturelle comme un cas particulier de ségrégation : « Par l'opération de la sélection naturelle, dit-il, chaque espèce se débarrasse d’une manière incessante des individus qui s’écartent du type commun par des déformations qui les rendent impropres à se plier aux conditions de leur existence ; les individus qui les composent restent donc à peu près semblables. Les circonstances au milieu desquelles une espèce est -exposée, étant, ainsi que nous l’avons vu, une combinaison compliquée de forces incidentes, et les membres de l'espèce ayant parmi eux quelques individus qui diffèrent plus que d'ordinaire de la structure moyenne requise pour en supporter l’action, il en résulte que ces forces séparent incessamment de la masse de l’espèce les individus divergents, et conservent par cette sélection l’uniformité du reste, c'est à dire l'intégrité de l'espèce. ». (2)
Quoique Spencer, dans les passages que nous venons de citer, envisage la sélection comme restreinte au règne organique,néanmoins le fait qu’il la ramène aux lois universelles et qu'il lui accorde ainsi une place dans la théorie générale de l’évolution, montre qu'il ne serait pas éloigné de lui attribuer une portée également étendue. Il s’en est d’ailleurs servi explicitement pour expliquer soit l’évolution des sociétés, soit l'évolution des organismes partiels qui se développent au sein des sociétés, soit l'évolution de l’homme qui en est l'élément premier, Atin de pouvoir répondre à la question que nous nous sommes posée, nous ferons l’analyse de la sélection naturelle darwinienne; nous examinerons ensuite quels sont les éléments auxquels on peut attribuer une signification générale,
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