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De même que toutes les évolutions particulières ne constituent pas une évolution totale, de même toutes les dissolutions particulières ne sont pas les parties d’un procès de dissolution universelle.
Tous les êtres matériels sont sujets à être détruits, parce qu'ils sont composés de parties qui peuvent être séparées les unes des autres par une force suflisante. Il y 4, Sous ce rapport, une distinction à faire entre les agrégats dont l’équilibre est très peu Stable, comme les ètres vivants, et ceux dont l'équilibre est très stable, comme certains corps inorganiques à l’état solide.
Les premiers sont facilement détruits et n'échappent, en général, pas très longtemps à la dissolution. Ils ont
même à lutter constamment contre elle : la mort arrive
par le fait qu'ils y succombent. Les seconds, au contraire, se maintiennent pendant des périodes illimitées,
Quoique la destruction soit, dans le sens que nous venons de dire, le sort commun des êtres matériels, il n’y a pas lieu de la considérer comme le résultat naturel du procès d'évolution. Nous avons montré dans le paragraphe précédent que l’évolution du système solaire et cette évolution que Spencer admet pour notre système stellaire, tendent l’une et l’autre vers l'équilibre définitif.
De sorte que la conception d’une évolution universelle
succédant à la dissolution universelle par un mouvement
rythmique indéfini est inacceptable à tous les points de vue. Spencer dit bien que « cette conclusion …. est un coroilaire de la loi de la persistance de la force ». (1)
Mais il n'apporte aucune preuve pour établir cette
aflirmation.
Spencer dit encore : « Si nous sommes ainsi conduit à concevoir une série d’évolutions remplissant un passé sans limite et une série d’évolutions remplissant un avenir sans limite, nous ne pouvons plus attribuer à la création