‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 23 sur 65 · NATALITÉ ET MORTALITÉ · texte numérisé non relu

NATALITÉ ET MORTALITÉ

a Ce grand corps, dit Quetelet, parlant de l'humanité, subsiste en vertu de principes conservateurs, comme tout ce qui est sorti des mains du Tout-Puissant; il a aussi sa physiologie, comme le dernier des êtres organisés. Quand nous nous croyons au plus haut de l'échelle, nous trouvons des lois aussi fixes, aussi immuables que celles qui régissent les corps célestes; nous rentrons dans les phénomènes de la physique, où le libre arbitre de l'homme vient s'effacer entièrement, pour laisser prédominer sans atteinte l'œuvre seule du Créateur. L'ensemble de ces lois, qui existent en dehors des temps, en dehors des caprices des hommes, forme une science à part, à laquelle j'ai cru pouvoir donner le nom de physique sociale ^» Quetelet a souvent distingué deux espèces de forces, les unes, naturelles et constantes, les autres, qui se rattachent à l'action perturbatrice de l'homme. Les effets de celle-ci paraissent lents; on pourrait, dit-il, les nommer : perturbations séculaires. Il est probable

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