En somme, en dehors de la nécessité de l'autorégulation
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« ïluiry avait observé qu'il naissait plus de femelles quand la femelle avait été couverte dès le commencement du rut, et plus de mâles quand le coït avait lieu à la fin de cette période. L'œuf très mûr donnerait un mâle, l'œuf peu mûr une femelle. Les expériences faites par les éleveurs corroborent assez bien celte règle. Mais les observations de Fiirtz l'infirment ^ Dûsing s'en est emparé, mais il l'a appuyée sur des considérations très intéressantes et fort bien déduites. Il déclare, avec raison, que la régularité absolue de la proportion moyenne des sexes ne peut s'expliquer que par une autorégulation, la pénurie de mâles provoquant une production de mâles, et la pénurie de femelles une production de femelles. On comprend, en effet, que, si la régulation était primitive et organique, elle n'autoriserait pas des oscillations incessantes autour d'une moyenne qui seule est fixe. Les chiffres absolus euxmêmes seraient fixes. Une riche statistique lui a montré, en effet, que l'œuf jeune tend à produire une femelle, l'œuf vieux à produire un mâle. Le spermatozoïde jeune tend à produire un mâle, le spermatozoïde vieux à produire une femelle. Avec ce principe, l'autorégulation ne peut manquer de s'établir, car s'il y a peu de mâles, ils féconderont souvent, et leurs spermatozoïdes seront toujours jeunes, tandis que si les femelles sont trop nombreuses, elles seront rarement fécondées, et leurs
démontrée par Diising, et de quelques statistiques peu démonstratives, il ne reste rien de positif de toutes ces théories ». P. 347. 1. Fiirtz conclut de 193 observations, où il a noté la date des dernières règles et celle delà conception, que, jusqu'au quatrième jour après les règles, les chances sont pour un garçon, et à partir de ce jour pour une fille. Mais, en raison de la complexité de ce phénomène, on peut trouver que les observations sont trop peu nombreuses pour conclure.
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œufs seront vieux, double raison pour qu'il naisse des mâles. Dans le cas inverse, l'inverse se produite n
Voilà donc une cause constante, qui n'a rien d'accidentel ni d'indéterminé, et qui explique le rétablissement de l'équilibre par sa rupture môme. Comme elle intervient dès que l'équilibre est rompu, la théorie fondée sur le calcul des probabilités ne vaut que dans l'hypothèse où l'équilibre se maintient : elle implique qu'il y a déjà égale répartition des sexes : or, c'est cela même qu'elle prétend expliquer : dans les cas où elle n'est pas utile, elle devient fausse.
Mais la théorie de Diising nous semble à la fois trop schématique, et incomplète -. Infiniment supérieure à
1. Delage, ibid., p. 346. Il ajoute : « Ces faits, que Diising avance sans les expliquer, Hollingsworth a cherché à en trouver la cause, et propose l'explication suivante. Si la fécondation a lieu sur un œuf peu avancé, elle met plus longtemps à se parachever, et le spermatozoïde, restant longtemps dans l'œuf, est en quelque sorte féminisé par lui. Si elle a lieu sur un œuf très avancé, elle s'achève aussitôt, et le spermatozoïde n'a pas le temps d'être féminisé au contact du plasma féminin ». C'est très hypothétique. D'autre part, la théorie de Dùsing n'explique pas les ressemblances croisées (le fait que la fille ressemble à son père, et inversement). Mais l'hypothèse de Hollingsworth est distincte de la théorie de Diising : et, bien que celle-ci n'explique pas tout, elle reste valable pour ce qu'elle prétend expliquer.
2. Gini conteste que l'on puisse expliquer ainsi que l'équilibre une fois rompu se rétablisse de lui-même : « Comment compenser le manque d'hommes adultes par une surabondance de petits garçons? » [Livj'e cité, p. 334 sqq.) L'objection ne vaut qu'en partie. 11 ne s'agit pas, en effet, de îjrusques et tout accidentelles ruptures d'équiUbre qui se trouveraient soudainement compensées, mais de causes durables, qui ne produisent toute leur action que progressivement : or, si cette action, à mesure qu'elle se développe, donne lieu à une tendance contraire, lorsqu'elle sera devenue le plus intense, celle-ci sera déjà assez forte pour en limiter sérieusement les effets. Il en sera de même d'une cause qui étend lentement son action à des groupes de plus en plus