‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 43 sur 65 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

soixante-dix et quatre-vingts ans... Il s'amortit faiblement jusqu'à trente ou quarante ans, puis de manière plus rapide jusqu'à la fin de la vie*. »

Mais il faut distinguer encore les principales catégories de crimes. Pour plusieurs d'entre eux, l'époque du maximum se trouve avancée ou retardée de quelques années. Cela tient au développement précoce ou tardif des qualités qui sont en rapport avec ces crimes. Ainsi, les crimes qui se produisent presque le plus tôt sont les viols et les attentats à la pudeur : ils s'expliquent par « le feu des passions dans l'adolescence » ; il est vrai que la courbe des viols sur des enfants au-dessous de quinze ans se relève entre soixante et soixante-cinq ans, et entre soixante-dix et quatre-vingts ans. Quand il s'agit de crimes contre les propriétés, le maximum s'observe (en France) dès l'âge de vingt-trois ans : « le penchant au vol, qui est un des premiers à se manifester, domine en quelque sorte pendant toute notre existence : on serait tenté de le croire inhérent à la faiblesse humaine » ; le vol est d'abord domestique, puis il se commet au dehors, et en dernier lieu sur les chemins publics. Le maximum des crimes contre les personnes se place vers vingtcinq ans en France (vers vingt-huit ans pour les coups et blessures). Dans la jeunesse, le penchant aux crimes contre les propriétés est de cinq à six fois aussi grand que le penchant aux crimes contre les personnes. Ce rapport décroît, présente un minimum entre vingtcinq et trente ans, et croît de nouveau jusqu'à quarante-trois ans : l'égalité tend à s'établir vers la fin de la vie. L'âge amortit graduellement toutes ces tendances.

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