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Voici comment Quetelet résume tous ces résultats : « Aux premiers excès des passions, de la cupidité, de la force, se joint bientôt la réflexion qui organise le crime, et l'homme, devenu plus froid, préfère détruire sa victime en recourant à l'assassinat ou à l'empoisonnement. Enfin ses derniers pas dans la carrière du crime sont marqués par la fausseté qui supplée en quelque sorte à la force. C'est vers son déclin que l'homme pervers présente le spectacle le plus hideux ; sa cupidité, que rien ne peut éteindre, se ranime avec plus d'ardeur et prend le masque du faussaire ; s'il use encore du peu de forces que la nature lui a laissées, c'est plutôt pour frapper son ennemi dans l'ombre; enlin si ses passions dépravées n'ont pas été amorties par l'âge, c'est sur de faibles enfants qu'il cherchera à les assouvir ^. »
Les suicides offrent la même régularité et doivent dépendre des mêmes causes que les crimes en général. C'est ce que Quetelet a constaté en prenant les chiffres des suicides pour la France pendant dix années (1835 à 1844) par âge. « Nous trouvons annuellement à peu près le même nombre de suicides, non seulement en général, mais encore en faisant la distinction des sexes, celle des âges, ou même celle des instruments employés pour se détruire. Une année reproduit si fidèlement les chiffres de l'année qui l'a précédée qu'on peut prévoir ce qui doit arriver dans l'année qui va suivre ^. » Et il insiste sur les rapports qui se découvrent entre le suicide et l'aliénation mentale : « l'été paraît exercer une influence plus grande que les autres saisons sur le nombre des