‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 47 sur 65 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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représente le mieux l'intelligence tout enlicre. Esquirol a dit que l'aliénation mentale est une maladie qui accompagne la civilisation et se développe avec elle : elle attaque l'intelligence dans son siège, lorsque celle-ci a été exercée à l'excès, ou lorsqu'elle a subi le contre-coup de passions ou de chagrins trop vivement sentis. Or, c'est entre trente et cinquante ans que l'aliénation mentale produit le plus de ravages ; et c'est aussi dans cette période que l'on a produit le plus grand nombre d'ouvrages dramatiques, et les plus remarquables. »

Les passions sont à leur maximum d'énergie vers vingt-cinq ans. Donc « s'il existait un art qui, dans son exercice, se développât en raison des passions et sans exiger d'études préalables, son maximum de développement se présenterait aussi vers l'âge de vingt-cinq ans, ou même plus tôt. Ce maximum reculerait ensuite vers celui qu'atteint le raisonnement, selon que l'intervention de cette dernière faculté deviendrait plus nécessaire^ ». Tel est sans doute le poète tragique. « Les passions et une imagination vive forment les principes élémentaires de son succès. » 11 « peut arriver plus tôt au complet développement de son talent que le poète qui consacre son génie à la peinture des mœurs ». Ainsi, Molière n'a commencé à produire ses œuvres capitales que vers quarante-six ans. Le génie philosophique se manifeste plus tard encore. En revanche, Raphaël « était au point culminant de son talent » vers vingt-cinq ou vingt-sept ans. L'imagination s'était développée très vite chez lui, de même que chez Mozart et chez Pascal. « On est habitué à considérer les mathé-

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