‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 48 sur 65 · Jbid., p · texte numérisé non relu

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matiques comme placées en dehors du domaine de l'imagination, tandis qu'il n'existe peut-ôtre aucune branche de nos connaissances qui exige un plus grand développement de cette faculté pour arriver à d'importantes découvertes ^ » Le travail nécessaire ne suppose pas de longues études. Lagrange publie le calcul des variations à dix-huit ans, Newton est formé à vingtquatre ans. Le mathématicien commence par des recherches mathématiques pures ; il passe plus tard aux applications, au perfectionnement des méthodes, puis, enfin, à l'examen métaphysique de ces mêmes méthodes. « On trouve peu d'hommes qui, dans un âge plus avancé, aient abandonné les sciences d'observation ou les études philosophiques, pour s'appliquer aux arts d'imagination, à la poésie ou aux mathématiques pures -. » Et Quetelet, rencontrant ici Auguste Comte, trouve dans l'histoire des sciences la preuve que « l'esprit humain considéré de la manière la plus générale » a passé et a dû passer par les mêmes phases que l'intelligence individuelle ^.

Mais nous retrouvons ici le même problème qui se posait à propos de l'homme moyen physique. L'homme moyen moral et intellectuel s'est-il transformé au cours des âges? Quetelet disait que « tout porte à croire que,.

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