‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 49 sur 65 · Md., p · texte numérisé non relu

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3. Ibid., p. 382. Lottin remarque que la loi du développement de l'esprit humain que formule Quetelet est très distincte de la loi des trois états d'Auguste Comte. Il ne parle pas de la période métaphysique. Il trouvait chez Laplace la distinction et la description des périodes théologique et positive (Lottin, p. 405).

pour les qualités physiques du moins, l'homme moyen n'a pas sensiblement varié, mais que les limites [entre lesquelles sont compris les écarts du type moyen] se sont progressivement resserrées * ». Il arrive, ici, à peu près à la même conclusion. Au point de vue moral d'abord : « Nous ne connaissons plus cette affreuse dépravation que quelques anciens n'ont pas rougi d'avouer, d'ériger même en vertu ; mais nous ne voyons pas non plus ces caractères sublimes, ces âmes nobles et fermes qui répandent un si puissant intérêt sur l'histoire ancienne. Insensiblement nous nous sommes trouvés resserrés dans des limites plus étroites -. » De même, les fortunes tendent à s'égaliser. « Il n'existe plus, de nos jours, de ces lignes profondes de démarcation entre les hommes des classes inférieures et ceux des classes privilégiées. Les premiers, mal nourris, mal vêtus, courbés sous un esclavage humiliant, traînaient une malheureuse existence, tandis que les derniers appliquaient tous leurs soins au développement de leurs qualités physiques qui devenaient la source de leurs succès dans les guerres^. » Les lois, en beaucoup d'Etats, s'efforcent aujourd'hui d'introduire plus d'égalité. « Les maux (et les revers de fortune) s'atténuent et s'effacent en quelque sorte en se distribuant dans les masses, au lieu de se concentrer sur un même point*. »

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