Plus les lumières se répandent, plus les écarts de la
Mais, « il n'y a de véritablement progressif que la science * ». Toutes les facultés humaines qui ne sont pas fondées sur elle, par exemple l'imagination, la mémoire, sont essentiellement slationnaires, et leurs lois sont constantes. «Quant aux autres facultés, leurs lois de développement. . . restent aussi probablement les mômes, ou du moins chacune d'elles ne subit de variation que dans la grandeur de son maximum, qui dépend du développement qu'a pris la science ^ » Il dit encore : « Je serais très disposé à croire que les lois de développement de l'homme moyen restent à peu près les mêmes aux différents siècles, et qu'elles ne varient que par la grandeur des maxima. Or ce sont justement ces maxima, relatifs à l'homme développé, qui donnent dans chaque siècle la mesure du développement de l'humanité ^ » En d'autres termes, l'un des principaux effets de la civilisation étant de resserrer les limites entre lesquelles se produisent les oscillations, de part et d'autre du type moyen, le progrès consiste en ce qu'une quantité toujours plus grande d'individus se groupent dans les environs immédiats de la moyenne, si bien que la courbe qui exprime leur répartition régulière en deçà et au delà du type « se contracte », et que l'ordonnée qui correspond à la moyenne, au nombre le plus grand des cas, s'allonge. « La plupart des qualités morales admettent un type que l'on
moyenne vont en diminuant; plus, par conséquent, nous tendons à nous rapprocher de tout ce qui est beau et de tout ce qui est bien. La perfectibilité de l'espèce humaine résulte comme une conséquence nécessaire de toutes nos recherches. » Sur l'homme. t. II, p. 326.