Politiq., 1. I, c. 10, Texte, f« XVIII, r
2. Tr., c. 1, p. 94 ^ fr. IX. La formule, comme on voit, reste assez vague, et il est peut-être exagéré de dire avec M. Gh. Benoist {La politique de Charles F, p. 94) qu'Oresme a donné « une rigoureuse définition de la nature de la monnaie ». Oresme s'est bien gardé touiours de tenter une définition précise. M. Blancard nous semlile ici beaucoup plus près de la vérité quand il dit que « sans admettre que l'or et l'argent soient des marchandises, Nicole Oresme les traite comme tels » {Notice sur la traduction française du Traité des monnaies, 1. c, p. i).
5. Ethiq., 1. V, c. II. Glose Cest assavoir, f» XLIX, v». 4. Politiq., 1. I, c. 10. Glose La matière de quoij monnoije, f° XVIII, vo.
LA DOCTRINE d'orESME 207
tion en une formule légale. C'est pour cette raison même, stricte équivalence du cours et de la valeur réelle, que Ton a dû abandonner jadis la monnaie de cuivre, lorsque l'atondance de ce métal lui eut fait perdre une partie de son ancienne valeur (i) — pour cette raison que l'on ne doit en principe employer à la fabrication du numéraire que du métal absolument pur, et garder, pour faire des objets de parure, ainsi que le note une addition du texte français qui doit être d'Oresme luimême, les lingots insuffisamment épurés (2) — pour cette raison enfin que le prétendu droit, que les princes s'arrogent dans la pratique, de fixer arbitrairement, et en dehors de tout rapport intrinsèque réel, la valeur des espèces, n'est qu'un abus, et une iniquité
SECTION II