Kaulla, loc. cit., p
2. Kaulla, loc. cit. Il rapproche la Q. ly^ n. 2 des Ethiques du Traictie, chap. 1"^.
5. Kaulla, loc. cit., p. 460. II rapproche le passage de Buridan in Ethic, V, 17, n" 5 : « Una est quod sit parvum, etc., », du Traictie, chap. II. De même, p. 459, il rapproche le passage de Buridan : « Jaiii aliquà currente moneta » (ibid.,n. 6) du Traictie, chap. VI sq.
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doctrine d'Oresme sur les mutations que l'on retrouve, avec l'analyse détaillée des différents procédés de mutations, la peinture énergique des inconvénients qu'elles entraînent (i), la distinction des mutations licites propter causam naturaletn ou propter commune bonum (2), c'est l'affirmation plus nette encore du droit de la communauté opposé au droit du prince (3), c'est-à-dire toute la partie considérée comme la plus franche et la plus originale du Traité, reprise dans le même cadre presque et avec les mêmes expressions caractéristiques. Devant ce double développement parallèle, M. Kaulla eût pu plus justement encore, prétendre qu'il avait trouvé le Maître d'Oresme et le prototype du Traité.
La cause d'Oresme est-elle donc désormais entendue ? ne lui reste-t-il que le mérite, encore bien réduit si l'on tient compte de la forme déjà très systématique des Questions, d'avoir ing^énieusement ramassé et condensé les idées émises avant lui ? Ne doit-on lui tenir compte, avec l'art de l'exposition, que M. Endemann veut bien lui reconnaître encore, que de « son excellente intention » (4) et de « la franchise avec laquelle il s'est exprimé vis-à-vis des puissances temporelles )> (4). Ce serait évidemment assez peu de chose, trop peu de chose certainement pour lui conserver la plaee éminente qu'on lui a attribuée dans l'histoire des doctrines. Mais la vérité est que la valeur propre d'Oresme est tout autre.
1. Buridan. In Polit., I, q. 11, artic. 2", notab i-5 {éd. cit.,
fO XV, l'O).
2. Biiridan, In Polit., I, q. 11, artic. 2°, noiab. 6, 7, 8 (ed cit., fo \\\, r").
5 Buritlan. In Polit., I. q. 11, Conclus. 1", a^s 3^. (f Et capitur ibi priiiceps non pro uno honiine solutn, sed pro omnibus qui habent causam régis ». Cf. Oresme, Traiclie, c. 25, p. LXV.