‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 201 sur 361 · Traictie, c. 10, p. XXX = lut, ji. loo · texte numérisé non relu

Traictie, c. 10, p. XXX = lut, ji. loo

3. Traictie, c. i, p. VIII =r lat. p. gS ; c. -2, p. XI ^ lat. p. gS.

SOL'RCES DK LA DOCTRINE 419

l'assiinilalion du corps social à un grand animal, comparaison dans laquelle il se plaîl manifestement (i). Des principes et de la méthode aristotéliciens, on peut dire en général, encore plus que des principes scolastiques, qu'ils guident sa pensée, et qu'ils conduisent ses raisonnements.

Les commentateurs ontaussi fourni leurappoint. C'est parleur intermédiaire, le plus souvent, que l'idée d'Aristote est parvenue à Oresme.

Le fait est rendu visible par des rencontres de mots, qui ne peuvent être fortuites. Il est évident qu'Oresme doit avoir sous les yeux le commentaire d'Albert, pour dire précisément dans sa glose, suivant les propres expressions de celui-ci, que l'empreinte a été mise « en temoing de la vérité de la matière et du poids » (2) ; qu'il a sur les Ethiques aussi le commentaire de saint Thomas, puisque, quand celui-ci a développé au texte : « propter hoc oportet omnia appreciari », il traduit mot pour mot dans sa glose : « Et pour ce convient les apprécier en monnoie ^> (3 . Les exemples pourraient être indéfiniment multipliés. Mais ce qui importe plus, c'est que pour le fond aussi il a recueilli les quelques idées nouvelles que les commentateurs avaient ajoutées à Aristote. D'Albert, par exemple, il a pris le développement sur les variations de valeur du métal, sous le texte : « Patitur et hoc idem », qui lui a donné le premier germe de la glose si intéressante des Ethiques : Et les autres choses muent (4)- Bur-

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