‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 231 sur 361 · Gr. Chroiiiq . de France, c. 5i (VI, 8oj · texte numérisé non relu

Gr. Chroiiiq . de France, c. 5i (VI, 8oj

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aux mutations faites pai- la communauté (in Pourrait-on vraiment, à moins d'exig'er une sorte designature. demander une preuve plus palpable de l'influence d'Oresme et de son Traité dans la rédaction de l'Ordonnance de i358 ? (2)

A cette date pourtant, son œuvre va se trouver interrompue. Les événements qui se précipitent vont l'éloi gner de la scène politique. On sait les faits. Après la frappe du 2.3 janvier, les dissentiments s'accusent de plus en plus entre le dauphin et les Etats ; fatigué de la tutelle navarraise et bourgeoise, ayant « épuisé la vertu de patience que Dieu lui avait donné », il se décide « a vouloir doresnavant governer et ne plus avoir curateur ». Après avoir vu massacrer sous ses yeux les maréchaux de Champagne et de Normandie, il s'enfuit de Paris dans les derniers jours de mars; et voulant opposer à l'assemblée parisienne l'autorité d'une nouvelle consultation nationale, il se décide, après avoir tenu à Senlis et a Provins des simulacres d'Elats provinciaux, à convoquer p'our le 4 mai, à à Compiègne, une nouvelle réunion des Etats généraux.

L'administration des monnaies, naturellement était en complet désarroi. L'émission ordonnée en fin janvier sur le pied 4Ô'' avait bien été commencée, et depuis la sortie du dauphin, l'assemblée parisienne avait veillé à ce qu'elle fût continuée. Mais le dauphin, de son côté, avait prc^fité de la première occasion pour s'en débarrasser. Sous prétexte que le pied 45" n'avait pas donné ce que l'on en attendait (3), et en arguant de la hausse con-

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