‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 77 sur 361 · Ordon., ig janvier i34i (Orrf. VI, Suppl., p, XIII a · texte numérisé non relu

Ordon., ig janvier i34i (Orrf. VI, Suppl., p, XIII a

4. Ordonnance en conséquence de l'assemblée de janvier i336 Ord. VI, suppl., p. I a).

5. Ordonnance faite en suite des Etats d'Orléans, du 25 mars i332, préambule {Ord. II, 83). Cf. Hervieu, Les Etats généraux, P- <99-

princes, portés à aug-menter leur gain par la diminution du titre, elle a été aussi, dans une certaine mesure, un phénomène économique inévitable, et comme la conséquence nécessaire du passage à une vie économique plus intense, où il fallait multiplier le numéraire (i).

Dans la pratique, d'autre part, les conséquences de ces altérations et de ces mutations d'espèces, ont-elles été aussi désastreuses qu'on l'a cru ? Les historiens modernes ont pris l'habitude de s'indigner des troubles et des bouleversements que de pareils errements ne pouvaient manquer d'apporter dans les contrats et dans les fortunes privées (2). Mais il faut ici, croyons-nous, se mettre en garde contre toute indignation rétrospective, et savoir considérer historiquement les choses. Or, si l'on y regarde d'un peu près, un fait est patent ; c'est que tant que le régime domanial fonctionne normalement, le trouble prétendu n'est point signalé par les contemporains. Les doléances des auteurs du xiv'' siècle

i . Montesquieu avait parfaitement aperçu cette corrélation {Esprit des lois, 1. XXI, c. 16). Le phénomène paraît s'être d'ailleurs produit à toutes les époques de transition d'une économie agricole à une économie commerciale. On le retrouve à Rome au vi^ siècle (Moramsen, Histoire de la monnaie ; Vasquez Queipo, Essais sur les si/stèmes métriques et monétaires, iSSg, t. II, p. 26; en Egypte à l'époque des Lagides (P. Gréciano ; Rôle de l'Fltat en matière monétaire, p. iSa); à Syracuse à l'époque du grand développement commercial (Lenormant, Essai sur Vorr^anisation financière des peuples de l'antiquité, p. 182). Au moyen âge la transition fut particulièrement pénible, parce que le resserrement monétaire coïncida justement avec le développement de 1 économie commerciale. Le phénomène y a été certainement général. V. pour l'Angleterre, Sidney Sherwood, The history and theory of money, p. 76 ; Macaulay, History of England, IV, 625 ; pour l'Italie : L. Cibrario, Economie politique au moyen âge, II, 271 ; en Relgique : Rrantz. Théories économiques au Xllh siècle, p. 179 sq., etc.

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