‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 94 sur 361 · Tr., c. 2, p. g5 = fr. XL C). Tr., c. 2, p. g5 = fr. XI · texte numérisé non relu

Tr., c. 2, p. g5 = fr. XL C). Tr., c. 2, p. g5 = fr. XI

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194 LA DOCTRINE d'oRESME

sives correspondre aux plus minimes différences de valeur Portiones autem monetse debent esse fiçurœ et quanlitatis habilis ad conlrectandum et ad numerandum) (t). Elle devra de même être particulièrement apte à recevoir et à garder une empreinte, puisque c'est le sig^ne officiel seul qui garantit la justesse de la mesure.

Enfin, ceci correspond à sa dernière fonction reconnue, celle d'emmagasiner la valeur, pour être un /j/^^e vraiment sûr {fidejiissor certus), pour garantir à longs intervalles l'acquisition des autres choses quelconques, il faut qu'elle possède elle-même dans l'espace et qu'elle conserve dans le temps une identité et une inaltérabilité parfaites ; qu'elle garde, en un mot, sans quoi les transactions en seraient perpétuellement faussées, une valeur aussi stable que possible (débet esse certissima) (2).

Mais tout cela suppose nécessairement une autre condition capitale : c'est que la monnaie ait par elle-même une valeur, c'est qu'elle soit par elle-même un objet utile. Et en effet, Oresme, — c'est là le plus saillant de sa construction, — considère expressément la valeur comme la qualité essentielle de la monnaie, et non pas même une valeur nominale quelconque, dont le cours des espèces pourrait s'écarter sensiblement, mais la valeur réelle, la valeur de chose, sur laquelle le cours légal repose directement, et dont il ne saurait être que la traduction extérieure. Principe nouveau évidemment, conception originale alors et extrêmement féconde, et de la

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