‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 98 sur 361 · Tr.,c. 4, p. 98= fr. XVII · texte numérisé non relu

Tr.,c. 4, p. 98= fr. XVII

200 LA DOCTRI.NE d'oRES.ME

noye » (i) de diviser le lingot métallique en parties identiques et d'un poids connu (quod port iones fièrent de certa matériel et determinati ponderis) ('2). Au lieu de peser la monnaie, on put dès lors la compter. Puis, comme l'essai du métal était toujours une opération délicate, qu'il était difficile pour les particuliers de vérifier « leg-ierement se elle estoit de vraie matière » (3) l'autorité publique intervint, pour déterminer légalement et certifier le titre du métal. Sur les pièces ainsi obtenues, on n'eut qu'à apposer une empreinte officielle en « tesmoing- de la vérité de la nature et du prix » (4). Ce signe, c'est, dit Oresme, presque une chose sainte : les anciens imprimaient sur leurs monnaies les images de leurs dieux (( et encores mect-on en aucune monnoye le nom de Dieu, ainsi comme en jurant la vérité dessus dicte » (5). Car, dit-il encore « le caractère et figure qui est en monnaie est signe de la contenance du prix et de la vérité de la matière w (6).

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