DIVERS CAS DE DISSOLUTION POSSIBLES
qui ont pour effet de neutraliser les charges positives des ions-cuivre du bain et de les précipiter ainsi à Tétat métallique. Il y a donc, comme précédemment, un phénomène de substitution : le cuivre s'est substitué au cuivre.
Dans certains cas, la dissolution se fait de façon que rion-acide se forme au fur et à mesure que se forme Tion-métal. C'est le cas de la dissolution du fer dans l'eau en présence de cristaux d'iode ; il se forme alors
des ions Fe et des ions 1 (c'est-à-dire de l'iodure de fer dissocié). Le fer a cédé sa charge négative, l'iode sa charge positive ; il en est résulté des ions-fer (positifs) et des ions-iode (négatifs).
Exemples des divers cas de dissolution possibles. Expériences de Kûster (^). — 11 ne s'agit, bien entendu, dans ces exemples, que de la dissolution des éléments entrant dans la composition des électrodes :
I. Si nous plongeons une lame de fer dans une solution de sulfate de cuivre, le fer s'y dissout en précipitant du cuivre.
Le fer a ainsi pu passer à l'état d'ions en enlevant aux ions-cuivre qui se trouvaient en dissolution leur charge ; les ions-cuivre aussitôt privés de leur charge se sont séparés à l'état moléculaire, c'est-à-dire à l'état de cuivre métallique.
Kùster (^), pour mettre en évidence cet échange de charges, cause du phénomène, ne plonge pas la lame de fer directement dans la solution de sulfate de cuivre; il la place au contraire en dehors de cette solution (fig. 4)
(i) Nous présentons les expériences de Kttster avec des appareils un peu différents de ceux qu'il a indiqués et qui nous paraissent mettre plus en évi~ dence les phénoinènes qu'il s'agit de présenter.
(a) KiJSTER. Zeit. f. Eiehtroch., 10 août 1897, p. 107.
et la relie à celle-ci d'une part par un conducteur métallique qui doit permettre aux charges des ions-cuivre de passer dans la lame de fer, d'autre part par une solution de sulfate de soude (li€|uide saiis action chimique sur le fer). Cette solution de sulfate de soude, qui se superpose à la solution de sulfate de cuivre sans se mélanger avec elle, doit servir de véhicule aux ions-fer.
De fait, le circuit ainsi constitué est le siège d'un courant qui va du suliate de cuivre (pôle +) ^^^ ^^^ (pôle — ), et le fer se dissout dans le sulfate de soude tandis que du cuivre se précipite au sein du sulfate de cuivre.
Si le tube qui a servi à faire cette opération ne contenait que du sulfate de soude, sans sulfate de cuivre, rien de semblable ne se passerait.
2. Considérons maintenant le cas d'un métal plongeant dans un sel dont les ions-métal sont plurivalents; nous avons vu que le métal, pour se dissoudre, peut n'enlever à ceux-ci qu'une partie de leur charge, ou ce qui revient au môme, de leur valence.
Si, par exemple, nous plongeons une lame de cuivre ou de fer dans une solution de perchlorure de fer, la lame s'y dissout et le perchlorure de fer passe à Fétat de protochlorure
Fe + Fe^CP = 3FcCP.
Le fer a passé à l'état d'ions parce qu'il a enlevé aux ions ferriques \ Fe j une partie de leur charge (le
Fig. 4' — Expérience de Kûster.
F , morceau de fer, plongeant dans une solution B de sulfate de soude. — A, solution de sulfate de cuivre. — «, bouchon de liège traversé par l'extrémité du tii conducteur en cuivre G.
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tiers) ; il les a fait passer à Tétat d'ions ferreux \Fe)' Pour mettre en évidence cet échange de charges,
Kiister (*) place la lame de fer en dehors de la solution
de perchlorure de fer et procède
d'une manière analogue à Texpé-
rience précédente (voy. fig. 5).