CALCUL DES CHALEURS D'IONISATION
à la première. Ainsi une molécule-gramme de cuivre (63 gr.7) qui passe de Tétat métallique à l'état d'ions en absorbant 16.470 cal., dégage en se déposant à lacatode la même quantité de chaleur 16.470 cal.
Les chaleurs secondaires à la catode, ont été détermiuéesexpérimentalement par Jahn (^) etfrouvées d'accord avec les valeurs calculées du tableau précédent.
Les chaleurs d'ionisation j sont, pour des solutions complètement dissociées, indépendantes de la nature de l'anion entrant dans Télectrolyte ; nous verrons plus loin que s présente la même indépendance. Il en ré-
suite que -^TTT doit être indépendant de Fanion. C'est
ce qu'indiquent les résultats, obtenus par Bouty, du tableau suivant :
Tableau XV
Coefficients de température -^^
ÔT
Sulfate de cuivre. .
Acétate de — . .
Chlorure de zinc. .
Sulfate de zinc. . .
Nitrate — . .
Acétate — . .
o,ooo832
\ Chlorure de cadmium 0,000677
I Sulfate de — o,ooo658
Nitrate de — 0,000697
Chlorure de platine Nitrate mercureux.
Chlorure d'or. . .
Les écarts obtenus dans ce tableau, pour un même métal, sont surtout dus à une dissociation incomplète des solutions employées.
D'après ce qui précède si l'on se reporte à l'expression :
Oc ^ I
QX
ÔT
(i) Jahn. Zeit. f. phys. cAew., XVHI, p. 399 (189.5) .
Ii8 TENSION ÉLECTRIQUE
qui donne la chaleur secondaire à la catode ou à l'anode, Tune et Fautre étant constituées par le même métal que celui de Télectrolyte, on voit que les chaleurs secondaires sont indépendantes de la nature de Tanion. Elles sont proportionnelles à la température absolue et dépendent de la concentration de Télectrolyte ; elles doivent croître en même temps que la concentration.
Remarque. — D'après l'expression {à) de la page 1 15, la chaleur secondaire aux pôles des piles réversibles, la pile Daniell, par exemple, est :
pour Tanode :
pour la catode
d'où
e e'=ilil[(».„-..) + (y/)].
Mais
^\ = T -ttt Q X -7 — , H'c = r -.TTp- Q X
dï ^-^ 4,17' '~ ^T ^^ 4,17'
en substituant ces valeurs dans l'expression précédente et faisant toutes les réductions, on a
, / — / I , Ô£ — ds^
a 23.067 dT
Or e — £' = e, tension électrique aux bornes de la pile, donc
n 23.067 dT
Mais j — /, différence des chaleurs d'ionisation du zinc et du cuivre, représente, d'après ce que nous avons dit plus haut (p. 81 et 82) la chaleur provenant de la décomposition du sulfate de cuivre par le zinc ; / — /,