EXPÉRIENCES DE NERNST ET GLASER
L'intensité du courant, dans ces conditions, dépend surtout de la tension de polarisation à la pointe de platine , en effet le dégagement d'un gaz à cette pointe ainsi que la précipitation d'un métal se font sentir par une variation brusque de l'intensité Quant à la tension de polarisation sur la grande lame formant l'autre électrode, elle influe peu sur l'intensité. On a ainsi un moyen d'examiner séparément et d'une façon très nette les phénomènes qui ont leur siège à la catode et à l'anode.
C'est avec cette méthode d'une grande sensibilité que
Nernst et Glaser ontdémontré, dans les solutions aqueu-
ses, non seulement la présence des ions déjà connus H et OU mais encore celle des ions O, de sorte que la dissociation de l'eau n'affecterait pas seulement la forme :
H^0=2H + 0H, mais encore la suivante :
li^O = ÏP + 0.
Les résultats des expériences relatives à cette démonstration sont résumés dans les figures lo et ii, On a fait croître la tension électrique aux bornes graduellement et on a tracé la courbe de l'intensité du courant en fonction de la tension e de polarisation. Le graphique de la figure lo représente la tension de polarisation catodique de la pointe de platine dans l'acide sulfurique et dans la potasse de concentrations normales. Avec le premier liquide, on obtient un coude très prononcé à i,o8 volt et, de fait, il est possible avec cette force électromotrice d'obtenir de l'hydrogène et de l'oxygène, si l'on met, comme c'est le cas ici, à la disposition de ce dernier gaz une électrode de grande surface. Avec la potasse le coude situé à i,o8 est beau-
coup moins prononcé, probablement parce que cet
électrolyte contient beaucoup moins d'ions H que
sa,
KOHJI
pit
Volts.
Fig. lo.
Tacide sulfurique. A i,4o volt : nouveau coude, avec la potasse, et c'est précisément à ce point que le potassium est mis en liberté, probablement sous forme d'alliage potassium-hydrogène.
KO
ni
so
ne
>de