PREMIÈRE LETTRE
Sommaire. — Sur le rôle de la chimie en physiologie et en médecine. — Un chimiste et le rôle des infiniment petits dans révolution physiologique. — Un autre chimiste et le rôle des inûniment petits dans Vétat pathologique. — Une explication nécessaire. — Un savant délicat, bienveillant et bien informé. — Conditions d'une alliance profitable entre la chimie et ^ la médecine. — La matière organique et la matière vivante. — La matière 'vivante non morphologiquement définie ou le protoplasma. — Conclusion.
Mon cher confrère et =arai,
Il y a bien longtemps déjà, j'ai lu avec l'attention que méritent vos écrits, Tarlicle, aussi savant que bienveillant, que vous avez consacré dans la Revue médicale du 5 janvier 1881 , à la Communication que je venais de faire à l'Académie des sciences sur les microzymas pancréatiques. Vous en avez pris texte pour écrire, sous le titre de : a Simple aperçu sur le rôle de la chimie en physiologie et en médecine^ » une remarquable dissertation qui sait faire une large part à la première de ces sciences, mais qui maintient l'autonomie de la seconde, et celle, surtout, de lia troisième.
Dès le début, vous reconnaissez que la chimie a rendu des services considérables à la physiologie et à la médecine, et vous prévoyez que l'avenir lui fournira d'autres occasions de leur en rendre de nouveaux*
Naturellement, j'ai été très frappé du rapprochement que vous faites, dans le passage suivant, de mes recherches et de celles. d'un autre chimiste:
c< Depuis un certain nombre d'années, dites-vous, la chimie, représentée sur le point précis qui va nous occuper, par deux hommes d'un talent reconnu, s'applique à démêler un problème dont la solution sera certainement une des plus belles conquêtes du temps présent. Ces deux personnalités semblent s'être amiablement partagé la lâche. L'une recherche le rôle des infiniment petits dans révolution physiologique, l'autre
s'applique à déterminer le rôle d'autres infiniment petits dans rélat pathologique.
» Le premier, M. Béchamp, s'est préoccupé 5ur/oiU du côté physiologique du problème. »
Voulez-vous me permettre de vous dire mon sentiment à ce sujet ?
Assurément, la distinction, la délicatesse et la bienveillance de votre esprit et de votre caractère vous ont porté à penser, et je n'y contredis point, que c'est un très grand honneur pour un savant d'être mis en parallèle avec l'autre chimiste.
Incontestablement, M. Pasteur, puisque c'est de lui qu'il s^agit, est un très grand savant, un homme fort distingué. Aussi, a'ai-je pas attendu l'occasion présente pour le proclamer et pour manifester mon admiration à l'endroit de certains de ses mémorables travaux de chimie, qui ont extrêmement illustré la science française.
Après cette observation en voicr une seconde.
Vous êtes si au courant de l'histoire de la Science que vous avez dit, très exactement, que je me suis occupé surtout du rôle physiologique des infiniment petits dans l'évolution physiologique, tandis que M. Pasteur s'est appliqué à déterminer le rôle d'autres infi,niment petits dans l'état pathologique.
Il y a là une précision de langage singulière. L'adverbe surtout, sous votre plume, veut dire que je n'ai pas étudié les infiniment petits seulement dans l'évolution physiologique; et le pronom indéfini auti^e, que M, Pasteur n'a pas cru* avoir étudié les mêmes objets que moi. C'est vrai^ Mais tout le monde n'écrit pas aussi correctement l'histoire.
11 y a des savants qui, pour n'être pas remontés aux sources^osent dire^ ; « La découverte du rôle des infiniment petite dans la circulation de la vie, dans le mécanisme des transformations incessantes delà matière : telle est l'œuvre de M. Pasteur.» Et ces savants sont excusables, car M. Pasteur, dans une circonstance particulièrement importante a dit lui-même que, dans la « question ardue de l'origine des infiniment petits, il a apporté une rigueur expérimentale qui a fini par lasser la contradiction (1). Ailleurs, il assure qu'il a victorieusem^mt combattu la génération spontanée; que la découverte de la croise de la virulence des virus et les recherches contemporaines con-
(1) L. Pasteur t Discours de réception à rAcudémie française.
cernant le parasitisme de certaines maladies, dérivaient de ses travaux (1), etc., etc.
Enfin, il a fiait par s'écrier : « La médecine humaine et la médecine vétérinaire s'emparèrent bientôt de la lumière que leur apportèrent le résultat de mes travaux (2). » Oui, voilà comment on écrit rhistoire.
Cependant la vérité a des droits imprescriptibles ; voilà pour^ quoi je ne peux pas reconnaître que M. Pasteur a découvert le rôle des infiniment petits qui fonctionnent physiologiquement ou pathologiquement dans les organes des êtres vivants. Si je laissais passer cette, assertion, que vous avez émise avec cour-*toisie, que lui et moi nous nous sommes partagé les rôles, on pourrait croire, vu la situation suréminente de l'un, que l'autre n'a été que disciple et imitateur (et M. Pasteur n'a pas manqué de le dire) (3); et que lui, il est arrivé aux sommets qu'il a atteints sans avoir emprunté les idées et les efforts de personne* Je Je dois d'autant moins qu'une question de* dignité^ je l'ai montré ailleurs (4), se trouve en ceci mêlée à une question de fait et de droit.
Et je ne peux pas m'entpêcher d'en faire la remarque : à l'époque où vous avez publié la dissertation qui m'inspire en ce moment, jB n'avais pas l'honneur d*èlre personnellement connu de vous. Votre bienveillance n'avait donc d'autre source que l'amour de la Science et les qualités maîtresses dont je parlais.
Antérieurement déjà, le même esprit vous animait : dans un Ouvrage aussi savant qu'il estérudit et riche de faits (S), vous aveï eu le soiii de faire connaître une partie de la théorie du nfidrozyma et de marquer la tactique de ses adversaires, laquelle^ disiez-vous, « n'a pas répondu peut-être à ce que la science pouvait désirer (6) ».
(1) Réponse au docteur Koch : Revue scientifique du 20 janvier 188^.
(2) Ibid,
(3) Dans une séance de la 3° section du Congrès médical international dô Londres, M.^ Pasteur a eu le tort de mettre mes recherches sur la même ligne que celles des hétérogénistes et, en manière de réclamation de priorité, de soutenir que certains de mes travaux procédaient des siens, et que je m'étais inspiré de ses publications* Il avait répété là ce qu'il avait imprimé dans son Ouvrage sur les maladies des vers à soie et dans son Livre suf la bière.
4) Les micrôzymas dans leurs rapports avec 1 hétérogénie, Ihistogénie, la physiologie et la pathologie; J.-B. Baillière et fils, dans ï Avant-propos,
(5) Application des sciences à la médecine^ par le D' Edouard Fournie; 1878^ Adrien Dele^aye et G**.
(6) /6id.j p. 678,
Vers le milieu de 1881 (la date est inscrite avec le don du livre dont je viens de parler), vous vous en souvenez, je voulais vous écrire au sujet de votre dissertation et vous aviez accepté d'insérer ma ré^^lamalion dans la Revue médicale. Je ne Tai point fait, & cause de ma répugnance à occuper le public .de mes démêlés avec M. Pasteur, démêlés dont les Comptes rendm des séances hebdomadaires de V Académie des Sciences contiennent, hélas! de trop nombreuses traces. Un incident du Congrès médical international de Londres m'a obligé, depuis, de faire justice des allégations de M. Pasteur dans YAvant* propos de mon ouvrage sur les Microzymas ; il est donc superflu d'y revenir et je peux me borner à affirmer que je n'ai rien emprunté à M. Pasteur : ni une idée, ni un fait. Le désaccord entre nous est tel, du reste, qu'il ressortira suffisamment de lui-même en développant le sujet que je me propose de traiter dans la série de lettres que vous avez accepté d'accueillir dans* la Revue,
Au début d'une récente communication à l'Académie de médecine sur le sujet dont il s'agit (l), je disais : « Je ^'oudrais avoir ^honneur d'êfre l'un d'entre vous, c'est-à-dire un grand médecin, pour parler avec autorité de si graves sujets ; et voilà que je ne suis qu'un chimiste; mais un chimiste, il est vrai, qui s'intéresse vivement aux choses de la médecine scientifique. T> Laissez-moi donc bien marquer à quels titres un chimiste peut s'intéresser à la médecine. Pour le faire je reviens à votre « Simple aperçu sur le rôle de la chimie en physiologie et en médecine. »
Et d'abord, laissez-moi vous assurer qu'il m'est impossible de vous remercier assez de ce que vous y dites de bien e<M3cernant la doctrine qui découle de la découverte de la natui-e et des fonctions des granulations moléculaires que j'ai nommées microzymas; ni de vous exprimer combien je suis de votre avis quand vous appréciez le rôle du chimiste qui veut toucher à la physiologie et à la médecine. Certainement la chimiatrie n'est pas la médecine; comme vous j'estime que l'in* tervention du chimiste qui n'est ni assez physiologiste, n assez médecin, dans le domaine de la pathologie et de la thérapeutique, ne peut être que désastreuse. Mais, en revanche, je m'assure que l'alliance, telle que vous la comprenez, de la médecine et de la physiologie avec la chimie serait d'une rare
(1) Bulletin de rAcadémie de médecine, l'« série, t. Xtl, p. 1089 et Revue tuédinale du 2i septembre 1883, p. 409.
fécondité. Certainement elle serait le moven d'atteindre ie but élevé auxquels tendent votre esprit et vos travaux, empreints l'un et les autres d'une philosophie si raisonnable et si haute.
Cependant, pour que Talliance soit réellement profitable, trois choses me paraissent nécessaires. C'est d'abord que chacune des parties contractantes veuille rester dans son rôle et soit persuadée que son alliée a le droit d'être écoutée et que son intervention est légitime. C'est, ensuite, que le chimiste tienne pour certain qu'il y a vraiment une science médicale, laquelle fondée sur Texpérience et l'observation, a ses principes et ses lois, tout comme il existe une physiologie rationnelle et une physiologie expérimentale. C'est, enfin^ que le médecin et le physiologiste consentent à regarder la chimie, non comme une servante, mais comme une science maîtresse, capable de créer son objet à l'égal de la physique, voire de l'astronomie, et ne la rangent pas dans la catégorie des sciences accessoires dont la connaissance n'importe que secondairement à la médecine. Il n'y a que des sots ou des ignorants qui s'imaginent pouvoir asseoir la Science de l'homme sur une base édifiée avec des' matériaux dont la chimie serait exclue.
Hé quoi ! on reconnaît que l'homme est formé de matière, que cette matière est de même essence que celle des animaux et des végétaux, et que, réduite à ses éléments lavoisiériens, elle est aussi de même essence que celle dont sont formés la terre et les mondes, et l'on prétend connaître l'homme sans rien savoir des relations qui rattachent son être matériel à la matière de l'univers?
On affirme qu'à l'origine des choses il n'y avait que de la matière bizute, réduite à l'état d'atomes isolés, et l'on veut qu'un médecin, dès le début de ses études, ne s'enquière pas en vertu de quelle série de phénomènes cette matière, ces atomes, ont fini par constituer tous les êtres vivants qui peuplent la terre, les eaux et les airs, l'homme lui-même ? dont la substance matérielle, en apparence, est si différente de la matière cosmique!
Il y a de vrais savants, des naturalistes, qui soutiennent que cette matière cosmique a pu, spontanément, se grouper, s'unir pour constituer ce que l'on appelle un Monère, simple flocon d'albumine, dit-on, et que ce Monère, non moins spontané* ment, a pu produire, peu à peu, à travers une incommensurable durée, tout ce monde vivant, l'homme même, l'être
otelligent et calculateur! Et Von veut que le médeom ne se demande pas si cela est vrai?
Mais qui donc pourra lui fournir la réponse en résolvant ces redoutables difiScultés, si ce n'est la chimie?
La matière nest primitivement soumise qu'à des énergies physiques et chimiques. Ces énergies sont- elles^ anéanties lorsque la matière est devenue organique dans un 6tre vivant? Oa bien, la matière restant soumise aux mêmes énergies, a-t^lle acquis, en devenant matière organique, des propriétés nouvelles qui n'étaient pas primitivement dans ses atomes?
Mais existe^il, comme on le croyait avant Lavoisier, une matière organique par essence?
Ne faut-il pas distinguer dans la matière dite organique deux choses! savoir la matière et Yorganisation^ c'est*à-^ire h sul>« stance et la forme ou la structure?
Enfin, chimiquement, physiologiquement et médicalement, en quoi consiste la notion d'organisation vivante ?
Ces questions peuvent-elles être indifférentes pour un médecin digne de ce beau nom? Sous peine de n'être .qu'un empirique peut-il ne pas en chercher la solution? Et qui l'aidera à les résoudre si ce n'est la chimie et la physiologie appuyée sur la chimie ?
Pour l'objet que j'ai en vue, •je vais insister sur la [dernière question ; car en pathologie, surtout, il importe de savoir en quoi consiste la notion d'organisation vivante. Sans doute les vrais médecins ont la perception très claire que les idées de vie et d'organisation sont corrélatives; ils n'admettent pas la maladie dans ce qui n'est ni vivant ni organisé. Certes, aucun médecin, digne de ce nom, n'aurait appelé maladies certaines altérations du vin et de Ja bière et ne leur aurait comparé les maladies proprement dites de Thomme et des animaux. Com* ment une pareille énormité a-t-elle pu se produire? Je vais le rechercher, car la chose en vaut la peine.
J'ai dit qu'avant Lavoisier on croyait à l'existence d'une matière que Ton supposait organique par essence. A cette époque l'idée de matière organique comportait même celle de matière organisée, et Buffon allait jusqu'à admettre que cette matière existait sous la forme de molécules organiques vivantes, n'attendant que des moules intérieurs ou d'autres circonstances pour produire des êtres organisés.
Beaucoup plus tard cette erreur était loin d'être abandonnée ; si bien que Leuret et Lassaigne, un médecin et un chimiste .
dans^ leurs Recherches physiologiques et chimiques pour servir à l'hisloire de la digestion, publiées en 1825, écrivaient encore : « La matière organique se trouve abondamment répandue dann^ toutes les parties du globe que nous habitons : inerte dans un certain nombre de corps, elle peut, par une association convenable, revêtir toutes les formes de la vie. Depuis la mousse jusqu'à la sensitive, depuis la monade jusqu'à l'homme, tous les êtres s'entretiennent^ s'accroissent par elle, et leurs différences physiques tiennent à ce qu'ils sont doués de certaines propriétés, en vertu desquelles ils n'associent à leur propre substanfce qu'une quantité plus ou moins grande de cette matière, et suivant un mode déterminé. » Lavoisier avait été si peu compris que Bichat lui-même croyait que les animaux étaient plutôt nécessaires aux végétaux, que ces derniers aux premiers.
L'immortel chimiste avait pourtant démontré que la matière animale et la végétale sont formées d'un petit nombre de corps simples, les mêmes qui existent dans l'air, dans l'eau, dans la terre. Plus anciennement il avait fait entrevoir que les animaux supposent l'existence antérieure des végétaux, ce que Buffon avait également admis. Mais toutes ces grandes vérités n'ont été mises dans tout leur jour que grâce aux travaux de M. Dumas, à la suite de la publication de la fameuse Leçon sur la statique chimique des êtres organisés, professée par l'illustre savant, pour la clôture de son cours à la Faculté de médecine en 1841.
Il est résulté ainsi des découvertes de Lavoisier et de M. Dumas, des recherches des chimistes, que ce que l'on nomme matières organiques, ne sont autre chose que des combinaisons de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote, quelquefois associés au soufre et au phosphore; bref, des combinaisons minérales, puisque leurs composants étant des corps simples lavoisiériens, sont nécessairement minéraux.
D'autre part, l'analyse immédiate était parvenue à réduire la matière organique des végétaux et des animaux en composés incomplexes définis, que M. Chevreul nomma les principes iTn^ médiats. On ne tarda pas à s'apercevoir que le plus grand nombre de ces principes immédiats, au moins les plus importants, étaient les mêmes dans les végétaux et dans les animaux; que ces principes associés à quelques composés purement minéraux, c'est-à-dire ne contenant pas de carbone (sauf l'acide
carbonique), constituaient, en somme« la masse de la substance des êtres organisés.
Et comme malgré Bichat, malgré les travaux sur la cellule végétale et sur la cellule animale qui montraient la structure ccJlulaire de la plupart des tissus du créateur de Tbistologie, on ne voyait dans l'organisme animal que des forces instables, transitoires, on en vint peu à peu à imaginer les théories des blastèmes et des protoplasmas ; les blastëmes et les protoplasmas étant des substances formées uniquement de principes immédiats plus ou moins nombreux, associés avec de Teau et quelques autres composés inorganiques, on en vint à admettre que la matière peut être vivante et pourtant non structurée?
L'un dira que ce le protoplasma est un mélange avec de Veau d'un plus ou moins grand nombre de principes immédiats différents, en voie de transformation continuelle. » Un autre que a l'organisme humain, à son origine dans Tœuf, est un'assemblage de corpuscules de protoplasraa, et que chaque organe n'est de même qu'une agrégation du même genre. »
Et Claude Bernard, formulant la pensée commune, s'exprimera comme ceci : « Le protoplasma est un corps défini, non pas morphologiquement y comme on avait cru que devait être tout corps vivant, mais chimiquement, ou du moins par sa constitution physico-chimique. »
C'est la formule achevée d'une doctrine. On avait cru que la vie ne résidait que dans ce qui était morphologiquement défini; non, ce n'est pas cela : la constitution physico-chimique suffit. On reconnaît bien qu'il y a des corps vivants ; mais ils le sont sans qu'il y ait dans leurs parties rien qui le soit d'une manière particulière en soi. On on est à ce que croyait Cuvier ; selon ce grand homme : a Toutes les parties d'un corps vivant sont liées : elles ne peuvent agir qu'autant qu'elles agissent toutes ensemble ; vouloir en séparer une de la masse, c'est la reporter dans l'ordre des substances mortes, c'est en changer complètement l'essence. »
Il n'y a donc, dans l'organisme humain, dans un organisme quelconque, rien de vivant per se y en quoi la vie . persiste après la mort de cet organisme ; il y a un tout vivant où la vie semble procéder de principes immédiats nombreux qui sont en voie de continuelle transformation. La cause de cette transformation continuelle, on l'admet sans chercher à la découvrir et quand on la montre on la nie. Dans la théorie du protoplasma l'activité vivante résulte du mélange des prin-
cipes immédiats et, par voie de conséquence, des corps simples qui les ont formés. Naturellement, un tel mélange ne peut pas plus s'altérer que le vin ou la bière contenus dans des vases bien bouchés. Mais qu'une fissure soit faite, un germe invisible pourra s'y introduire ; la maladie se produira de la même manière qu'en pénétrant dans la bière ou dans le vin ii y provoque des altérations qui les gâtent. Voilà comment on en est venu à parler des maladies de l'homme comme des corruptions du vin et de la bière.
Je crois bien que ce n'est pas là de la médecine hippocratique ; mais il faut faire voir que cette histoire est vraie et que c'est très sérieusement que le nouveau système a été Formulé.
Agréez, etc.